Du territoire à l’édifice, le confortement comme outil d’invention du projet

En bref

Problématiques

  • Prendre soin de l'existant

Format pédagogique

Studio de projet

Semestre

Automne

Langue étrangère

parlée par les enseignants

Anglais et Espagnol

Équipe enseignante

Liens avec les autres enseignements

  • Studio de projet : 6°, Architecture et Paysage méditerranéens régénératifs avec lequel nous partagerons le voyage pédagogique, le diagnostic territorial, les rendus intermédiaires et finaux.
  • Séminaire associé en recherche/création intitulé « L’inconfort de l’Art comme méthode d’invention du projet ».
  • Cours magistraux.

Objectifs

Conforter : Verbe transitif (latin ecclésiastique confortare, renforcer).

1. Renforcer quelque chose, le rendre plus solide.

2. Rassurer quelqu’un, le réconforter grâce à sa présence.

Face aux urgences sociales et climatiques, que peut encore l’architecture ?

C’est autour de cette question que nous souhaitons interroger la notion de « Confortements », en lien avec l’évolution de la pratique. L’architecture doit se repositionner : non plus comme outil de rupture, mais comme force d’ajustement et de soin.

Conforter dit une attitude : celle qui choisit d’agir avec l’existant plutôt que contre lui, de prolonger plutôt que remplacer, de retrouver la mémoire d’un lieu dont l’anthropocène nous a déconnecté.

Conforter, c’est aussi interroger notre manière d’habiter : quelle part d’inconfort sommes-nous prêts à accepter dans nos espaces quotidiens ? Conforter, c’est proposer des dispositifs spatiaux holistiques, capables de relier usages, matière et climat.

À travers des approches croisées – architecturale, urbaine et paysagères - il s’agit de dessiner les contours d’un projet ancré dans le réel, lucide et engagé, capable d’embrasser l’imperfection du déjà-là pour en faire une matière à invention.

Ici, le diagnostic n’est pas un préalable technique, mais un acte de projet. Nous devons laisser les situations parler. Le programme ne s’impose pas. Parfois il est absent. C’est l’espace existant qui dicte ce qu’elles peuvent accueillir. À contre-courant d’une production standardisée, cette méthode inversée engendre des processus adaptés, économes en matière mais riches en spatialité.

Le mot Confortement, dans ce qu’il déplace comme vocabulaire, est aussi un appel à réarmer et à recentrer l’architecture par le projet qui structure toujours l’action. Le projet est un outil qui relie les échelles, du détail constructif à la lecture territoriale. Et qui, dans une époque inquiète, invite à une forme d’optimisme actif, à la fois politique, technique et poétique.

en savoir plus : https://www.marseille.archi.fr/productions/conferences-filmees/table-ronde-confortements-du-territoire-ledifice 

Contenus

Cette proposition a pour objectif de s’inscrire dans une démarche d’innovations pédagogiques porté par le Ministère de la Culture. Elle a également l’ambition d’être le support d’une réflexion sur la pédagogie en ENSA méditerranéennes.

Pour porter cette double ambition, la proposition s’adosse sur le triptyque pédagogique suivant :

  • Fabrication d’un corpus de connaissances grâce au séminaire en recherche/création associé, série de cours magistraux automne/printemps sur le thème du confortement, voyage pédagogique, TD exploratoires, etc.
  • « Recherche par le projet » en studio.
  • Diffusion des connaissances (exposition, tables rondes, publication) portée par le studio de projet et le séminaire associé.

Le premier territoire exploré sera celui de la Corse, véritable laboratoire d’architecture aux problématiques méditerranéennes amplifiées par le caractère insulaire dont s’est saisi la jeune génération d’architectes locaux (Orma Architettura, Buzzo Spinelli, CGZ, studio Pia, etc.), pour la plupart issue de l’ENSA Marseille et sur laquelle nous nous adosserons durant ce semestre (voir la fiche de présentation de l’équipe pédagogique pour plus de précisions).

 

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Plans de maisons d’Henri Quillé, architecte, conçues et réalisées à Formentera de 1972 à 2004
Chloé Bataille : Miramas, Mourre Blanc levier pour un territoire nourricier
S10 PFE 2024 Nathan Paris : Le Rove, Révéler le terroir
S10 PFE 2024 Nathan Paris : Le Rove, Révéler le terroir
Restitution des projets de Master 1 travaillés en constellation sur la commune de Saint Gilles, mai 2026

Modalités détaillées

  • Enseignement partagé par des profils complémentaires embrassant toutes les échelles du projet : TPCAU, Paysagiste, Urbaniste, STA & ATR.
  • Immersion territoriale : visite de site, arpentage, enquêtes de terrain, rencontre des acteurs locaux, des élus.
  • Méthode de travail dite de la « constellation », permettant de passer du travail collectif au travail individuel en mobilisant dans un premier temps l’intelligence collective et la co-construction des démarches individuelles de projet dans la seconde partie du semestre, avec une compréhension partagée des enjeux à toutes les échelles. L’objectif est que chaque projet soit en lien avec les autres, que ces liens soient d’usage, de matière, de proximité, etc.
  • Manipulations constructives et explorations oniriques en maquettes et à toute les échelles, convoquant des réponses architecturales sous forme de dispositifs inventifs pour repenser le confort, qu’il soit d’usage, social outhermique.
  • Restitution finale : présentation des projets aux acteurs du territoire et aux experts invités.

Compétences (acquises en fin d’enseignement)  

  • Développer une compréhension systémique du territoire méditerranéen mobilisant les échelles et les outils de l’architecte.
  • Définir la notion de « Confortement » de manière décomplexée et exploratoire.
  • Concevoir le projet architectural comme outil d’acclimatation et de transformation des milieux méditerranéens, opérant à différentes échelles et temporalités.
  • Maîtriser le diagnostic bâti et non bâti comme véritable outil de projet.
  • Maitriser les dispositifs passifs du confort techniques et sensibles à toutes les échelles, du paysage à celle de l’édifice.
  • Mobiliser les ressources spatiales, matérielles et culturelles présentes dans les territoires méditerranéens, en s’appuyant sur une pensée constructive située.
  • Expérimenter et déployer des modes de représentation sensibles, narratifs et temporels

Modalités de l’évaluation  

L’ambition de ce programme pédagogique est de réfléchir à des formats de restitution spécifiques que le séminaire en recherche/création associé au projet « Faire Œuvre, Art & projet architectural » portera, à titre d’exemple, l’exposition itinérante « Pas d’Architecture Sans Structure ! » qui a retracé les 10 années d’enseignement de Jérôme Apack à l’ENSA Marseille sur cette thématique : https://agenceat.com/portfolio/pas-darchitecture-sans-structure/

Chaque restitution pourra comprendre :

  • Des maquettes.
  • Des panneaux affichés.
  • Des projections.
  • Des interviews.

Les échelles de rendu iront de celles du territoire à celles du détail. Elles seront définies de façon collégiale par l'équipe enseignante.

Critères d’évaluation 

Les critères d’évaluations de chacun des projets seront pondérés de la façon suivante :

  • Comprendre & Diagnostiquer : 20%
  • Concevoir & Se positionner : 60%
  • Représenter & Communiquer : 20%

Une note de contrôle continu comptera pour 20% de la note du semestre en fonction de l’assiduité de l’étudiant et de sa production hebdomadaire.

Partenariats 

  • DRAC de Corse
  • Maison de l’Architecture de Corse
  • CAUE de Corse
  • FRAC de Corse

Liens avec des enseignements 

A l’ENSA Montpellier :

  • Domaine d’Études « Vers une Architecture Située »

A L’École polytechnique de Barcelone ETSAB :

  • Jordi Ros et Oscar Linares de la Torre linares Departament de Projectes Arquitectònics

A l’University of Technology de Eindhoven :

  • Daniel A. Barber, Chair Architecture History and Theory