Jean-Luc Fugier
parlée par les enseignants
Jean-Luc Fugier
Jérôme Apack
Conforter : Verbe transitif (latin ecclésiastique confortare, renforcer).
1. Renforcer quelque chose, le rendre plus solide.
2. Rassurer quelqu’un, le réconforter grâce à sa présence.
Face aux urgences sociales et climatiques, que peut encore l’architecture ?
C’est autour de cette question que nous souhaitons interroger la notion de « Confortements », en lien avec l’évolution de la pratique. L’architecture doit se repositionner : non plus comme outil de rupture, mais comme force d’ajustement et de soin.
Conforter dit une attitude : celle qui choisit d’agir avec l’existant plutôt que contre lui, de prolonger plutôt que remplacer, de retrouver la mémoire d’un lieu dont l’anthropocène nous a déconnecté.
Conforter, c’est aussi interroger notre manière d’habiter : quelle part d’inconfort sommes-nous prêts à accepter dans nos espaces quotidiens ? Conforter, c’est proposer des dispositifs spatiaux holistiques, capables de relier usages, matière et climat.
À travers des approches croisées – architecturale, urbaine et paysagères - il s’agit de dessiner les contours d’un projet ancré dans le réel, lucide et engagé, capable d’embrasser l’imperfection du déjà-là pour en faire une matière à invention.
Ici, le diagnostic n’est pas un préalable technique, mais un acte de projet. Nous devons laisser les situations parler. Le programme ne s’impose pas. Parfois il est absent. C’est l’espace existant qui dicte ce qu’elles peuvent accueillir. À contre-courant d’une production standardisée, cette méthode inversée engendre des processus adaptés, économes en matière mais riches en spatialité.
Le mot Confortement, dans ce qu’il déplace comme vocabulaire, est aussi un appel à réarmer et à recentrer l’architecture par le projet qui structure toujours l’action. Le projet est un outil qui relie les échelles, du détail constructif à la lecture territoriale. Et qui, dans une époque inquiète, invite à une forme d’optimisme actif, à la fois politique, technique et poétique.
en savoir plus : https://www.marseille.archi.fr/productions/conferences-filmees/table-ronde-confortements-du-territoire-ledifice
Cette proposition a pour objectif de s’inscrire dans une démarche d’innovations pédagogiques porté par le Ministère de la Culture. Elle a également l’ambition d’être le support d’une réflexion sur la pédagogie en ENSA méditerranéennes.
Pour porter cette double ambition, la proposition s’adosse sur le triptyque pédagogique suivant :
Le premier territoire exploré sera celui de la Corse, véritable laboratoire d’architecture aux problématiques méditerranéennes amplifiées par le caractère insulaire dont s’est saisi la jeune génération d’architectes locaux (Orma Architettura, Buzzo Spinelli, CGZ, studio Pia, etc.), pour la plupart issue de l’ENSA Marseille et sur laquelle nous nous adosserons durant ce semestre (voir la fiche de présentation de l’équipe pédagogique pour plus de précisions).
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L’ambition de ce programme pédagogique est de réfléchir à des formats de restitution spécifiques que le séminaire en recherche/création associé au projet « Faire Œuvre, Art & projet architectural » portera, à titre d’exemple, l’exposition itinérante « Pas d’Architecture Sans Structure ! » qui a retracé les 10 années d’enseignement de Jérôme Apack à l’ENSA Marseille sur cette thématique : https://agenceat.com/portfolio/pas-darchitecture-sans-structure/
Chaque restitution pourra comprendre :
Les échelles de rendu iront de celles du territoire à celles du détail. Elles seront définies de façon collégiale par l'équipe enseignante.
Les critères d’évaluations de chacun des projets seront pondérés de la façon suivante :
Une note de contrôle continu comptera pour 20% de la note du semestre en fonction de l’assiduité de l’étudiant et de sa production hebdomadaire.
A l’ENSA Montpellier :
A L’École polytechnique de Barcelone ETSAB :
A l’University of Technology de Eindhoven :