La Valbarelle
- Workshop IMVT
En bref
Sous la direction de
Lieu
La Valbarelle, Marseille 11e
Cursus pédagogiques
Présentation
Enjeux du terrain
La Valbarelle est de ces quartiers emblématiques du tissu marseillais, de sa campagne autrefois cultivée, nourricière, transformée par la ville industrielle venue s’installer là, grâce à la présence de l’eau.
Le quartier s’est développé le long de l’Huveaune et de la route nationale reliant Marseille à Aubagne, entre La Pomme et Saint Marcel, au pied du massif de Saint Cyr.
Ici la Vallée s’élargit, favorisant l’installation d’industries au milieu du XIXème siècle entre la route nationale et le fleuve, accompagnée de l’arrivée du canal de Marseille sur le piémont, et du chemin de fer Marseille-Toulon en fond de vallée.
Des cités ouvrières prennent place de l’autre côté de la route, au pied du massif, accompagnées ensuite par des HBM puis par de l’habitat pavillonnaire diffus.
L’usine CODER marquera le secteur de 1920 aux années 70, par ses usines, et également par ses jardins ouvriers encore présents le long de l’Huveaune, peu à peu oubliée.
La construction de l’autoroute A50 dans les années 50 vient compléter cette série d’infrastructures parallèles Est-Ouest et achève la fragmentation en lanière du secteur.
Du territoire agricole à un territoire industriel productif, pollueur et destructeur de biodiversité, ce quartier est symptomatique de l’évolution de notre monde actuel, et présente aujourd’hui nombre d’usines délaissées et de friches industrielles, tout au plus occupées à la marge par des activités de loisir ou services tertiaires.
La ville productive en déclin.
Mais ce territoire à l’abandon, aux infrastructures toujours présentes, ne serait-il pas le plus à même d’accueillir la ville productive 2.0 ?
Entre structures paysagères, urbaines, industrielles et infrastructures, cette nouvelle ville productive pourraient réparer ce tissu fragmenté et rendre ce quartier désirable, recréant de l’emploi, révélant les préexistences et les caractéristiques paysagères indéniables de ce site.
LES TRAVERSES
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Equipe
Prune ANDRE / ENSP - Stela ARNAUDOVA / ENSAM - Lisa BLANC-DUCHENE / ENSAM - Julie CARLIER / ENSP - Amandine LOTH / IUAR - Naila MAMI / IUAR
Notre vision de la ville productive est une ville désenclavée où les usages et pratiques sont mixtes et diversifiés. Le projet des traverses est vecteur de dynamisme économique, où la requalification des traverses va attirer de la vie au sein du quartier mais également un dynamisme social et paysager. La ville productive est le support de nouvelles formes de proximité à la fois entre des gens qui résident dans le quartier et les actifs qui vont coexister entre espace public et espace commun. Ainsi, la ville productive est bien insérée dans un ensemble, elle est inclusive et accueillante et ouverte. Les traverses renvoient aux traverses historiques marseillaises qui sont des voies plus directes que la voie principale qui coupent à travers la campagne mais qui sont également plus chaleureuses et engendrent moins de nuisances, résumant notre projet.
En reliant les pôles économiques aux espaces résidentiels et naturels, les traverses génèrent une nouvelle dynamique locale plus humaine. Les connexions sont les clés de la future ville productive attractive et deviennent supports de lignes de vie.
OPEN BOULEVARD
Equipe
Ted SCHWALLER / ENSAM - Dounia ZIAMARI / ENSP - Alain MARCHAUD / ENSP - Margot HAAS / ENSP - Elisa SCHROETTER / IUAR - Hicham ABDOU / ENSAM - Mathieu PETIT / IUAR
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Le quartier de la Valbarelle se situe dans le 11e arrondissement de Marseille sur la frange urbaine sud qui borde le Parc National des Calanques. Ce secteur exposé sur l’Ubac de la Chaine du Mont Saint-Cyr fait face à la plaine de l’Huveaune.
Ce tissu urbain s’intègre en marge de la ville suite au développement des faubourg voisins de la Pomme et Saint Marcel prenant la forme de village rue. Cette excroissance urbaine s’est faite par la présence du boulevard de la Valbarelle comme axe majeur au détriment d’une structuration planifié. La superposition de grandes infrastructures linéaires dans le vallon de l’Huveaune mettent à distance les habitations de leur plaines.
De plus, la différence topographique et la présence d’un long mur entre le boulevard et la zone d’activité renforce la sensation d’enfermement de cet axe, aujourd’hui engorgé par les flux routiers. Enfin, la présence et l’épaisseur de la zone d’activité sur la limite nord du boulevard vient accroître ce flux est éloigner d’autant plus les habitations de leurs vallon.
La stratégie repose ainsi sur une volonté de restructuration de la Valbarelle comme un nouveau village. Cette intention passe par l’élaboration de places propices au développement des qualités de vie d’un quartier en s’appuyant sur la transformation du boulevard centrale de la Valbarelle comme une place rue qui s’étend et connecte la ville et sa zone d’activité.
Elle peut ainsi se décliner en 3 axes dont nous avons fait le choix d’orienter le projet sur les deux premier suite au peu de temps imparti à ce workshop d’une semaine.
Le premier concerne le désengorgement du Boulevard et sa capacité à tisser du lien entre les activités au nord et les logements au sud.
Le deuxième cherche à concilier productivité et espaces publics dans la ZA tout en proposant des connexions piétonnes avec le boulevard.
Le troisième à plus grande échelle cherche à favoriser les continuité écologique entre l’Huveaune et le Parc des Calanque.
La circularité
Equipe
Hugo BARTHE LAVAIL / IUAR - Brice BIRGEN / ENSP - Eva BORISOVA / ENSAM - Hugo DUMATRAS / IUAR - Zita PACCOUD / ENSP - Alexandra TESILEANU / ENSAM
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La stratégie urbaine de Valbarelle vise à transformer une zone d’activités fragmentée en un quartier productif habité, capable d’accueillir simultanément logements, activités économiques et espaces paysagers. Le projet s’appuie sur un axe central structurant, héritage historique du site, requalifié en véritable infrastructure urbaine. Cet axe devient la colonne vertébrale du quartier : il organise les mobilités, structure les vues, accueille les activités et affirme l’identité du territoire.
Le long de cet axe se concentrent des activités productives compatibles avec l’habitat : artisanat, PME, ateliers, logistique légère, tiers‑lieux. Les rez‑de‑chaussée sont actifs et traversants, rendant visible la production et animant l’espace public. Les logements s’implantent selon un gradient d’intensité, permettant la cohabitation entre vie résidentielle et activités.
Les franges urbaines accueillent des formes d’habitat productif : logements‑ateliers, logements‑bureaux, typologies hybrides favorisant une mixité fine et l’évolution des usages. Des dispositifs de transition comme des patios et des noues pour la récupération des eaux du quartier et leur valorisation assurent le confort et la qualité de vie.
Les transversales reconnectent Valbarelle aux quartiers environnants. Elles accueillent commerces, services, équipements mutualisés et espaces publics à échelle humaine, renforçant la porosité et les usages quotidiens.
Enfin, un paysage productif structure l’ensemble : l’Huveaune et l’axe central forment un corridor écologique continu, support de biodiversité, de gestion des eaux pluviales et de rafraîchissement urbain.
Cette stratégie propose une ville productive, perméable et durable, où l’axe central articule les logements, les activités et le paysage pour renouveler l’image et les usages de Valbarelle.