Dé-noter

Pratiques représentatives divergentes de l'architecture
  • Édition
  • Recherche
<span>Dé-noter</span>

2024

Anne-Valérie GASC

Laboratoire Project[s] de l'ensa•marseille

En 2023, le laboratoire Project[s] a inauguré une publication annuelle dont le premier numéro nomme simultanément l’opus Recherche et projet : (pour) Repenser l’enseignement et les pratiques de conception des espaces de vie et sa collection Recherche et projet. Il réunit les articles issus du séminaire public « Les formes de recherche par le projet » tenu en 2021, enrichis d’entretiens relatifs à des expériences et témoignages d’enseignant•es-chercheur•es et architectes praticien•nes. 

Dé-noter. Pratiques représentatives divergentes de l’architecture, second numéro de cette publication annuelle, reprend, pour 2024, le même principe de valorisation de contenus produits à l’occasion de journées d’études thématiques. Il réunit les articles des contributeurs et contributrices du séminaire doctoral public « Dé-noter. Mise en crise de la notation architecturale : Entre dialogue et collisions, que permettent les pratiques représentatives divergentes de l’architecture ? » qui s’est tenu à l’Ordre des architectes à Marseille, en avril 2023.

Cette problématique émane de l’axe de recherche « Faire œuvre : art et projet architectural » qui interroge le projet architectural comme une forme possiblement complexe, ouverte et questionnante au même titre qu’une œuvre d’art. En quoi l’art est-il, au service du projet, un levier d’invention architecturale ? En quoi un projet architectural peut-il faire œuvre ? 

Cet axe de recherche accueille, entre autres, le travail de thèse de trois doctorantes, pour toutes relatif à la crise de la représentation du projet architectural. Angéline Capon traite des formes auto-éditées des savoirs-situés et compétences habitantes qui émanent, la plupart du temps, de situations contestataires et revendicatives face à des opérations architecturales négligentes des usages et imaginaires habitants en centres-villes anciens . Chimène Denneulin s’intéresse, elle, à la pratique du collage dans son histoire liée à la pédagogie du projet architectural et à son impact sur l’évolution de ses conduites . Philippine Moncomble, enfin, travaille sur la figure de l’architecte-auteur dont la production par montage (textuel ou imagé) se substitue à l’injonction, aujourd’hui suspecte sinon obsolète, de construire . Elle invente le concept de « non-ouvrage » dont les formes artistiques (poétiques et plastiques), loin d’en rappeler l’impasse actuelle, permettent à l’architecture en tant qu’œuvre ouverte, d’être à jamais en puissance d’elle-même.