La Ville de Draguignan, riche d’un patrimoine architectural remarquable, fait partie des villes retenues pour le programme national « Action Cœurs de ville » initié par le ministère chargé de la cohésion des territoires. L’école nationale supérieure d’architecture, très impliquée dans les problématiques d’intervention dans les tissus bâtis préexistants, s’est naturellement associée à la ville de Draguignan et à l’Etablissement Public Foncier PACA, afin de réfléchir ensemble aux enjeux de préservation, mais aussi de transformation de la ville préexistante.
Ces travaux avec la ville de Draguignan et l’EPF relèvent bien de cette ambition. Les étudiants en master, accompagnés par leurs enseignants de projet, mais aussi de sciences et techniques, ont pu deux années durant, étudier, représenter et comprendre la ville ancienne puis expérimenter et projeter pour imaginer la ville de demain. La ville ancienne possède des atouts structurels, culturels, sociaux, des qualités architecturales et environnementales qu’il convient d’observer ; c’est aussi une matière sensible, avec une matérialité très riche et souvent étroitement liée aux ressources et savoir-faire locaux. Elle est également confrontée, comme l’ensemble du parc bâti, aux défis de la transition écologique et de l’adaptation aux usages contemporains.
Cette publication présente les travaux menés entre 2020 et 2022, avec une approche à différentes échelles, du territoire à la ville, de ses îlots à son architecture et ses structures. Elle donne à voir le patrimoine architectural de Draguignan et sa capacité à s’adapter à de nouveaux usages.
Elle témoigne combien l’intervention dans l’existant exige de l’analyse préalable, passant par le dessin, la maquette et la représentation à différentes échelles. Elle révèle aussi combien ce patrimoine peut être matière à projet, support d’interventions architecturales qui assument pleinement leur expression et modes constructifs contemporains.
Réparer la ville et intervenir dans les tissus préexistants sont des enjeux incontournables à l’heure où l’ambition est bien de ne plus artificialiser de nouvelles terres après des décennies d’étalement urbain sans limite et de limiter l’impact environnemental de nos sociétés. Ce sont aussi de vrais sujets de projet pour les futurs architectes formés au sein de l’ensa•m !