Habiter face au risque métropolitain : co-fabrication de l’habitat à l’urbain

En bref

Problématiques

  • Habiter demain et l'accueil des populations fragiles

Format pédagogique

Studio de projet

Semestre

Printemps

Langue étrangère

parlée par les enseignants

Italien, Espagnol, Catalan

Liens avec les autres enseignements

Séminaires d’automne et de printemps “Cultiver l’attention” 

Séminaires de l’équipe Repenser les processus-projet(s) pour des architectures situées : Atterrir, Explorer, Éprouver, S’engager. 

Les projets peuvent aussi se nourrir du cours Urbanisme et participation : quels rôles jouent les architectes ?
 

Objectifs

S’inscrivant dans la continuité du studio d’automne «HABITER FACE AU RISQUE MÉTROPOLITAIN : INÉGALITÉS SOCIO-SPATIALES» (sans chaînage obligatoire pour les étudiant.e.s), le studio questionne une fabrique de la ville qui exclut les plus précaires et vulnérables des processus de décision de la Cité : habitants des quartiers populaires, personnes migrantes, habitants des squats et des bidonvilles, enfants...Dans le cadre de projets de Renouvellement Urbain (ANRU) en particulier, on assiste aujourd’hui à des décisions de réhabilitation et démolition de logements sociaux, d’aménagements d’espaces publics et de déplacements d’équipements sans réelle prise en compte des avis et des besoins des premiers concernés.

Pour autant, de multiples initiatives habitantes émergent et se formalisent pour rendre effectif le “droit à la ville” (Lefebvre, 1968) de ces collectifs. Et c’est en lien avec ces derniers que le studio propose de travailler.

Entre démarches ascendantes issues de mobilisations, de résistances ordinaires et de luttes urbaines, et dispositifs descendants impulsés par les politiques urbaines, ce studio interroge l’engagement des architectes dans des processus de fabrique collective au-delà des processus de projet conventionnels. Quelle place peuvent alors prendre les (futurs) architectes dans cette co-fabrication, en lien avec un milieu associatif et des collectifs d’habitants dans un contexte de mobilisation ? Comment développer des compétences d’assistance à Maitrise d’Usage ? Comment faire dialoguer le savoir (usages, techniques, institutionnels) ? Comment des projets d’étudiants en architecture peuvent avoir un effet réel de transformation sur le territoire ?

Contenus

Les étudiant.e.s sont en immersion dans un quartier ANRU de la métropole marseillaise (La Castellane, Air Bel, Font-Vert, La Paternelle, Felix Pyat, Encagnane). Il.elle.s sont en lien avec des (collectifs d’) habitant.e.s et associations de terrain sur un temps long et continu durant lequel ils assistent à ou organisent des rencontres et réunions, des visites, des ateliers, des permanences architecturales, etc.

S’appuyant sur les références autour des notions de Communs urbains et d’Architecture des communs (voir bibliographie), les étudiants sont amenés à (co-)concevoir des projets endogènes au territoire dans une logique non-extractiviste et qui qui mettent en synergie :

  • les ressources matérielles (espaces communs, bâtis existants, vacants, matériaux biosourcés et de réemploi...)
  • Les ressources immatérielles qui fondent une mémoire, les récits collectifs, les compétences et les savoir-faire existants, les économies informelles et de subsistances, les écosystèmes, les relations d’entraide et de voisinage ;
  • une communauté d’habitants, d’associations avec leurs compétences propres ;
  • un fonctionnement, une gestion et une fabrication collectives du projet ;
  • une scénarisation des temporalités construites conçue en lien avec les acteur.trice.s des projets dans lesquels la mutabilité et la réversibilité sont les préalables de la pensée.

Thématiques abordées : Gouvernance et jeux d’acteurs + Mobilisations, résistances et luttes urbaines + Expertise habitante, savoirs citoyens + Droit à la Ville + Communs Urbains + Projets participatifs, Conception ouverte en architecture + Processus


 

Modalités détaillées

Modalité pédagogiques

Enquêtes en immersion au contact de collectifs, expérimentation d’outils d’analyse de site et de diagnostics partagés, expérimentation d’outils de co-conception, formats de restitution à destination d’un public en dehors de l’école, tests en maquettes.

Modalités de l’évaluation

Contrôle continu + rendu intermédiaire et rendu final

Les compétences (en fin d’enseignement)

  • Développement d’une posture critique argumentée sur les situations urbaines rencontrées.
  • Acquisition d’outils et de méthodes pour comprendre et représenter le territoire en terme de relations et de jeux d’acteurs (habitants, associations, institutions) ;
  • Conception avec les expertises habitantes et les savoirs citoyens
  • Élaboration de cartographies problématisées ;
  • Acquisition d’outils de diagnostic et de projet dans le bâti l’existant ;
  • Acquisition d’outils et de moyens de co-conception du projet;
  • Acquisition d’outils de conception et de représentation de projets ouverts sur plusieurs temporalités ;
  • Capacité à organiser des Ateliers Populaires d’Urbanisme pour informer, partager des diagnostics (des usages, du bâti)

Partenariats

Partenariats avec de nombreux collectifs et associations.

Adossement potentiel à la recherche

Le studio met un accent très fort sur la transdisciplinarité dans l’analyse et le projet (TPCAU, VT, HS, et STA) et le lien avec la recherche par la participation de nombreux.euses chercheur.euse.s: ; Laboratoire PROJECT[s] (Gabriele Salvia et Ion Maléas), Programme interdisciplinaire et transversal MMSH-AMU Prendre place: enfances, adolescences et transformations urbaines en Europe méridionale et Méditerranée (Alice Lancien) ; Laboratoire Mosaïques LAVUE (UMR 7218 CNRS) (Alice Lancien) ; IGOP (Institut de governi de polítiques públiques) à la UAB (Universitat autónoma de Barcelona) (Alice Lancien).

Lien avec les autres écoles de l’IMVT

Potentiellement avec des collègues du laboratoire LIEU qui font partie du programme Prendre place.