Les lieux
L'institut méditerranéen de la ville et des territoires
Le projet architectural
L’Institut donnera toute sa place à la transversalité entre les écoles, aux échanges entre les étudiants et portera une ambition forte d’ouverture vers un territoire d’Euromed en plein renouvellement ; l’IMVT s’ouvrira largement vers la ville pour en recevoir tous les échos.
NP2F Architectes (mandataire) / Marion Bernard / Point Supreme / Odile Seyler & Jacques Lucan
Si l’IMVT est méditerranéen dans son ambition de rayonnement pédagogique et de recherche, il l’est aussi par son architecture alliant système évolutif et composition précise, sobriété et générosité. Sobriété, parce que le climat est exigeant, à plus forte raison à Marseille où le vent est une donnée supplémentaire. Parce que le soleil requiert des gestes économes pour s’en protéger, parce que la minéralité, répandue dans toute la ville, a une inertie, une masse, parce que la simplicité chromatique est due à la nécessité, la couleur des bâtiments est claire pour renvoyer la chaleur. Générosité, parce que l’architecture méditerranéenne c’est aussi une multitude d’espaces, de situations intérieures et extérieures – à l’instar de l’actuelle École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille -, de pièces où l’ombre, la lumière, l’eau, la protection du vent, la vue, deviennent des matières à part entière, taillant, imprimant et impactant la masse de l’architecture.
Cet établissement d’un genre nouveau a deux objectifs principaux : l’enseignement et la recherche. Trois volumes distincts reliés par un grand vide central en y donnant à voir la vie de l’Institut, adoucissent l’impact urbain de l’ensemble et composent un petit campus. Celui-ci n’est pas la simple addition de trois établissements d’enseignement supérieur mais une entité fédératrice qui développe de nouvelles relations, des échanges, des collaborations internes, mais aussi une ouverture vers un environnement géographique et disciplinaire élargi, puisqu’il a vocation à rayonner à l’échelle européenne et méditerranéenne.
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La construction de l’IMVT a été portée par le Ministère de la culture / Direction générale des patrimoines, maître d’ouvrage, via l’OPPIC, Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (établissement public administratif créé par le décret n°2010-818 du 14 juillet 2010), son mandataire, chargé du suivi des études et des travaux.
Financeurs de l’opération (y compris achat du terrain) :
État : 28,65 M€
Ville de Marseille : 6 M€
Métropole Aix-Marseille Provence : 6 M€
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur : 6 M€
ENSA Marseille : 3,11 M€
Département des Bouches du Rhône : 2 M€ Programme d’investissement d’avenir (PIA) : 0,1 M€ Crédits CPER (contrat de plan Etat-Région) : 0,26 M€
«Une maison commune à l’architecture, le paysage et l’urbanisme, laboratoire de tout ce qui n’existe pas encore.»
Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, discours d’inauguration de l’IMVT
Campus St Charles
Situé à la Porte d’Aix, l’IMVT occupe un emplacement central à l’articulation des quartiers de la Joliette, Belsunce et de la gare Saint-Charles, au sein d’un territoire en pleine transformation urbaine porté par le projet Euroméditerranée. À 500 mètres du Vieux-Port, ce site incarne le lien entre la ville ancienne et le projet de reconfiguration urbaine de la ville industrielle et portuaire, véritable laboratoire de la ville nouvelle.
Ce retour en centre-ville pour les métiers de la fabrique de la ville est hautement symbolique : il place l’IMVT au cœur des enjeux environnementaux et sociaux, de « refaire la ville sur la ville » et de prendre soin de la ville existante.
Cet emplacement vient aussi conforter la vocation du quartier tourné vers les étudiants avec la proximité du campus universitaire de St Charles, l’école de commerce et de management (EMD), les écoles du groupe IONIS et des résidences étudiantes installés sur le quartier.
Une situation centrale privilégiée pour les étudiants, avec la proximité des axes de transport en commun : gare TGV et TER, gare routière, métro, tram sur le cours Belsunce.
Les espaces
Le bâtiment de 13 000m2 construit dans une démarche low-tech et bioclimatique comprends également 8000m2 de terrasses, de placette et de coursives favorisant les circulations et les promenades architecturales, prolongement des espaces de travail
Espaces de travail :
• 2 amphithéâtres
• 33 salles de cours
• 4 grands ateliers
• 4 laboratoires
• 1 espace doctorant
• 1 atelier bois, maquette, numérique, découpe laser
• 1 halle d’expérimentation
• 1 espace reprographie
• 1 serre et 1 parcelle de paysage
Espaces communs
• Une bibliothèque regroupant plus de 23 000 ouvrages, 200 titres de revues, 1700 DVD et des ressources en lignes à partir du portail Archirès
• Une cafétéria
• Un espace d’exposition de 550m2
• Des espaces associatifs
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1% artistique
Dans le cadre du 1% artistique de l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires (IMVT), l’artiste Wilfrid Almendra présente « Désiré », un ensemble de sculptures dialoguant avec l’architecture singulière du lieu et faisant écho aux paysages du territoire marseillais. Déployées sur le toit-terrasse, les œuvres qui composent cet ensemble forment un environnement accueillant où poésie des formes et poésie du vivant coexistent en harmonie. Faits de pierres calcaires extraites dans la région, deux modules montés sur leurs pilotis de fers à béton et ornés de plantes foisonnantes font office d’espace de travail et de détente. Ne se dévoilant totalement qu’aux esprits curieux, « Désiré » abrite de discrètes sculptures hyperréalistes révélant la présence de limaces, de champignons ou de vêtements, sur lesquels veille un paon en fonte perché sur les hauteurs de l’Institut. Si l’œuvre de Wilfrid Almendra nécessite d’ouvrir les yeux, elle suppose également de tendre l’oreille afin d’écouter le recueil des récits portés par les voix de celles et ceux qui font la vie du quartier. « Désiré » se présente comme un éloge à l’attention, la construction, le partage et la cohabitation entre les êtres, les matériaux et les récits réels ou fictifs, qu’ils soient personnels ou collectifs.
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