Port-Saint-Louis du Rhône
Workshop IMVT - Franges urbaines métropolitaines fragiles
- Workshop IMVT
En bref
Sous la direction de
Lieu
Port-Saint-Louis du Rhône
Cursus pédagogiques
Présentation
Enjeux du terrain
Quartier Vauban et quartier du stade :
Au-delà des quartiers prioritaires, questionner l’intensification urbaine, sociale et paysagère à Port-St Louis du Rhône
Avec Port-Saint Louis-du-Rhône, c’est l’interface Ville-Littoral qui viendra illustrer la problématique de l’intensification urbaine et sociale métropolitaine. La commande (et donc le regard qui devra être porté sur ce territoire particulier) est double : d’une part, une attention forte sera accordée aux logiques de contrats de ville métropolitain 2025-2030 (intensification, quartiers prioritaires…), Port St Louis y étant inclus ; d’autre part, la présence conjointe de la Direction paysage et de la Direction de la Cohésion sociale et la Direction Prospective, Partenariats et Innovations Territoriales de la Métropole incitera à s’arrêter sur les questions de qualité des sites, qu’elles soient paysagères ou environnementales et en quoi elles interrogent les logiques d’espaces publics et d’habitabilité.
Dans ce contexte, le terrain de Port St Louis, et plus précisément les quartiers Vauban et du Stade, apparaissent comme situations idéales-typiques pour questionner ces lieux de vie quotidiens en allant au-delà des logiques « classiques » des quartiers prioritaires. La ville de Port St Louis est en effet re-rentrée en zone prioritaire de la politique de la ville (en lien notamment avec la révision des indicateurs socio-économiques de l’INSEE). C’est le critère de pauvreté qui tranche (via le revenu fiscal de référence des ménages). Paradoxalement, c’est aussi sur ces quartiers que des dispositifs novateurs se mettent en place, comme manière renouvelée de réfléchir, avec les habitants (l’importance de la participation citoyenne est affichée), à leur quotidien. On pense notamment au « contrat des possibles » relatifs aux quartiers prioritaires.
Il va concerner ici deux résidences d’habitat social prises en charge par deux bailleurs sociaux : « 13 Habitat » et « Famille Provence ». Le recensement de 2019 mentionne 1119 habitants en tout dont 853 à Vauban répartis en 366 logements pour 13 Habitat et 66 pour Famille Provence ; le quartier du stade comptabilise 262 logements (dont 126 pour Famille Provence). Un projet de réhabilitation est prévu sur ce patrimoine immobilier vieillissant, une étude logement est en cours, et le dispositif « Petite ville de demain », à l’échelle du centre-ville a commencé à définir un projet d’aménagement qui repense les espaces publics et la voierie. Le but affiché, qui ressort comme un leitmotiv dans la bouche des élus de la ville : accompagner la commune pour assurer le retour de son attractivité, à la fois économique mais aussi résidentielle ; les projets en cours à Fos (décarbonation de l’appareil industriel et accueil de nouvelles activités) sont là pour motiver cette projection, mais aussi le statut réaffirmé de port de plaisance (et de « garage à bateaux ») de plus en plus prisé du littoral bondé des bouches du Rhône.
Mais derrière la carte de visite, d’autres enjeux sont à l’œuvre : le problème récurrent, à Port St Louis, de la vacance des logements, loin des horizons d’attractivité avancés par la commune ; « Les promoteurs n’arrivent pas à vendre » nous confie-t-on malgré la politique d’ouverture à l’urbanisation des dents creuses dans l’hyper-centre et la rénovation du bâti. Comment dès lors penser ces stratégies de densification en contexte de rareté de la demande ?
Pour revenir à Vauban, l’ensemble d’habitat social est pourvu d’espaces extérieurs généreux mais mal utilisés. Ont-ils seulement été pensés à l’époque de leur mise en service ? C’est ce que pensent sûrement les habitants fidèles de la maison pour tous « L’envolée », cœur battant du quartier, association très active en passe même de devenir centre social. Son directeur est confronté à une réalité sociodémographique pourtant peu porteuse : une population vieillissante et à faibles revenus.
Comment les regards croisés des étudiants de l’IMVT vont-ils contribuer à aider à penser l’avenir du quartier ? La rencontre avec les acteurs de ces dynamiques les aidera à décrypter le terrain port st louisien, ce bout du monde aux prises avec des environnements aussi problématiques qu’attachants.
Visite sur site accompagnée de :
- Romain Charbonnier : Responsable division politique de la ville. Direction politique de la ville (AMP)
- Muriel Asari : Chef de projet animation territoriale. Direction politique de la ville (AMP)
- Pierrick Migliaccio : Chef de service. Direction cohésion sociale (AMP)
- Sylvie Feraud : Ville de Port Saint Louis
- Kemel Sari, directeur de l’association « Maison pour tous : L’envolée » (Vauban)
- Chloé Bonnetain, responsable des relations au public du CNAREP « Le Citron jaune »à Port St Louis.
Thèmes d’exploration :
- Dynamique démographiques / marché du logement et attractivité du territoire
- Articulation projet de quartier politique de la ville / dynamiques d’aménagement urbain + projet de réhabilitation du bailleur social.
- Lien ville et nature, continuité écologique
- Connexion d’un quartier et de la centralité urbaine, équipements, environnement paysager
Intensifier le lien
Equipe
Maïsara COUPEAU / ENSAM - Matthieu DESCHANELS / ENSP - Guillaume GALLIERE / IUAR - Héléna GEBEIL / ENSP - Natacha LIBOUREL / ENSAM - Clément STOERI / IUAR
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Le projet s’appuie sur l’idée que l’espace peut être un levier pour tisser du lien social. En agissant simultanément à trois échelles imbriquées : celle du bâtiment, du quartier et de la ville. L’enjeu est double : renforcer les dynamiques centripètes, c’est-à-dire le lien et la cohésion vers l’intérieur du quartier Vauban ; développer les dynamiques centrifuges, capables d’ouvrir le quartier vers le reste de Port-Saint-Louis-du-Rhône.
À l’échelle du bâtiment et du logement, le projet part du quotidien des habitants. Les rez-de-chaussée, aujourd’hui peu actifs et peu appropriables, sont réinvestis pour devenir de véritables supports de sociabilité. Ils accueillent des espaces communs, des lieux mutualisables pour les associations ou des usages collectifs, ainsi que des studios adaptés aux personnes à mobilité réduite. Les logements en R+1 sont repensés pour répondre au vieillissement de la population, avec des appartements adaptés aux personnes âgées. Cette transformation du bâti vise à recréer du lien au plus près des habitants, en faisant du logement un espace de rencontre autant qu’un espace privé.
À l’échelle du quartier, le projet s’attache à transformer les ruptures existantes en opportunités. Les lisières, aujourd’hui vécues comme des frontières, sont requalifiées pour devenir des espaces de transition et de rencontre. Leur élargissement s’accompagne d’une forte désimperméabilisation des sols, permettant la création d’îlots de fraîcheur, la gestion des eaux pluviales et l’amélioration du confort climatique. Ces nouvelles lisières deviennent des lieux de pause, de passage et de sociabilité. La création de trames vertes piétonnes permet également de reconnecter le quartier Vauban au parc du Ponant en offrant des cheminements multimodaux lisibles, agréables et sécurisés, pensés à la fois pour les piétons, les cyclistes et les usages du quotidien.
Enfin, à l’échelle de la ville, Vauban est pensé comme un quartier capable de rayonner. Le renforcement des pistes cyclables permet de relier les zones pavillonnaires, de rejoindre la Via Rhôna et d’assurer une continuité entre des tracés aujourd’hui discontinus. Ces mobilités douces soutiennent une dynamique centrifuge, ouvrant le quartier sur son environnement. La création de halles de marché s’inscrit dans cette logique : elles mettent en relation les habitants de Vauban avec ceux qui cultivent les terres environnantes, créant un lieu d’échange, de rencontres et de convivialité à l’échelle communale.
Ainsi, le projet cherche à faire de Vauban un cœur vivant, à la fois ancré localement et ouvert sur la ville, où les espaces, du logement à la trame urbaine, participent à la construction d’un lien social durable.
LA TRAVERSEE
Equipe
Lucien BONDONNEAU / ENSP - Maël COFFORNIC / ENSP - Lyse MARTIN / IUAR - Laura LEVIN / IUAR
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Ce projet explore le potentiel des transversalités à travers l'étude du quartier prioritaire Le Vauban. Malgré un enclavement marqué et une forte minéralité, ce territoire dispose de ressources majeures, comme la proximité du Rhône et un tissu associatif dynamique.
Notre stratégie s'articule autour de trois enjeux clés : Le premier enjeu vise à limiter les îlots de chaleur en redonnant fraîcheur et convivialité aux espaces du quartier, notamment au pied des immeubles et dans les zones naturelles existantes. Le deuxième enjeu, l’accessibilité, vise à franchir l’axe principal pour reconnecter le quartier au Rhône via des parcours transversaux, proposant le fleuve comme alternative qui favoriserait les mobilités actives. Enfin, la réussite du projet repose sur l’appropriation citoyenne, en s’appuyant sur l’urbanisme transitoire avec les habitants et le tissu associatif local afin de garantir des aménagements durables.
L’aménagement propose un support pour inscrire durablement les usages dans cet espace répondant à une logique nouvelle : traverser la ville perpendiculairement, rejoindre, par un transect jusque-là invisibilisé, symboliquement et par la marche, les deux grandes polarités du paysage port Saint Louisien. Par des gestes et des actions situées sur la coupe, le projet de paysage relie, tente d’harmoniser ce trait aujourd’hui segmenté, et quelque part dévalorisé par l’urbanisme historique de la ville, qui a systématisé l’organisation de l’espace parallèlement à l’Avenue du port, en réduisant par-là le paysage urbain à la fonction de la ville. Ainsi il serait possible de faire atterrir la ville en proposant des itinéraires qui s’appuient sur le territoire et la ressource paysage.
La dernière partie du projet répond au dernier enjeu : l’appropriation durable des nouveaux espaces par les habitants, en s’appuyant sur un tissu associatif local très dynamique. Il s’agit de mobiliser les collectifs engagés (Maison des Projets, Citron Jaune, etc.) pour garantir la pérennité des futurs projets. La mise en place d’actions d’urbanisme transitoire permettra d’aboutir à l’élaboration de projets inscrits dans le long terme.
Les lisières actives
Equipe
Alice BARRETT / ENSP - El Mahdi KAIDI / ENSAM - Téo MARSALLA / ENSP - Lola MINASSIAN / ENSAM - Swann RAJALU / IUAR
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Le quartier de Vauban à Port-Saint-Louis souffre d’un manque d’attractivité lié à celle de la ville mais aussi de sa situation dans la ville, résultant en une vacance importante des logements ainsi qu’une dépendance forte à la voiture dans tous les déplacements. Les liens forts de Port-Saint-Louis au port industriel, dégradant la santé des habitants, nous a poussé à orienter notre projet autour de la santé environnementale. Cette approche nous guide pour traiter conjointement les dimensions sociales, la mobilité et l’entraide, tout en répondant aux problématiques liées à la qualité des espaces extérieurs, à l’adaptation aux fortes chaleurs et à la qualité de l’air.
Après avoir identifié les lisières du quartier comme lieu où travailler aux liens, nous avons proposé plusieurs actions : la réduction de la présence de la voiture sur le pourtour du quartier, l’apaisement de la circulation, l’extension du parc jusqu’aux façades, la création des pistes cyclables, ainsi que la création d’une voie aux écoles afin de renforcer le lien avec les établissements. Le projet vise également à introduire de nouveaux usages multigénérationnelle et à favoriser une porosité des rez-de-chaussée, permettant l’émergence de nouveaux cheminements et de locaux ouverts, entre autres à destination des associations axés sur la santé. Par ce projet le quartier donnerait un cadre de vie donnant envie de vivre aux portes de Port-Saint-Louis mais aussi d'y venir pour son cadre accueillant.
Ces principes sont poursuivis à une échelle plus large, pour que la santé puisse venir d’un rapport facilité et encouragé à la mobilité active et au sport. La stratégie impulsée s’adapte et se module en fonction de la taille des sites et de la nature de leurs lisières pour améliorer le cadre de vie de tous les saint-louisien.nes.