Emporter le site : Relever et raconter

Retour en images sur la première séquence du S1

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En bref

Sous la direction de

Equipe enseignante : Carole Lenoble, Gaspard Basnier, Clotilde Berrou, Alexandre Field, Étienne Gilly, Henri Guérin-Dessert, Xavier Guillot, Carole Lenoble, Ana Miscu, Laurent Noël, Camille Quilichini

Présentation

Présentation

A la suite du voyage inaugural, chaque studio de projet étudie le site de projet du semestre, situé dans le grand territoire découvert lors de la marche. Il s’agit à la fois de s’initier à la lecture, l’interprétation et l’analyse d’une portion de territoire considérée comme support et fondement du projet d’architecture et aux outils d’analyse et de représentation associés.
Les étudiants travaillent collectivement pour étudier les caractéristiques du site considéré dans sa relation à la grande échelle : renseigner le site défini par des limites physiques permet de comprendre le grand territoire, et vice-versa. Des thématiques structurent l’étude, nourrie de l’expérience et d’une documentation fournie par les enseignants (eau, climat, saisons, topographies naturelles et artificielles, parcelles et réseaux, usages, etc.).
L’étude comporte deux volets qui se nourrissent mutuellement : relever et raconter. Il ne s’agit pas de relever d’un côté pour raconter de l’autre, car la compréhension d’un territoire et d’un site ne sont pas neutres ou abstraites, mais toujours orientées par une sensibilité, des imaginaires, des objectifs, qu’il s’agit de conscientiser par le dessin et le discours.
La production collective articule donc des dessins dits de relevé, et une production graphique appelée “narration-cartographiée” qui synthétise un premier récit collectif du territoire.
Pour Emporter le site, les enseignants du champs Arts et Techniques de la Représentation (ATR) accompagnent les enseignants de projet.

Objectifs pédagogiques :

  • Apprendre à faire le lien entre l’expérience du territoire et sa représentation codifiée, selon différentes échelles et à prendre conscience de l’importance d’un point de vue pour observer une situation territoriale donnée (une problématique).
  • Apprendre à observer et à interpréter un site en lien avec le grand territoire, à identifier et comprendre les différents éléments constitutifs du paysage (géographie,
    installations humaines, usages, etc.).

Groupe Domaine Montgolfier (1)
Stéphanie David, Gaspard Basnier, Évelyne Bachoc (ATR)

Comment le territoire est-il transformé en vue de son habitabilité ? C’est à partir de cette question simple que les étudiant·es ont relevé au sein du domaine Montgolfier les éléments construits qui modifient les lieux. Murets, chemins, limites, fontaines et bassins, bastide et tours sont autant d’éléments architecturaux qui caractérisent le domaine en même temps qu’ils constituent une grammaire architecturale. En trois étapes successives, les étudiant.es réunis en groupe de cinq ont réalisés six portraits thématiques du site, puis un fragment en maquette d’un élément architectural en lien avec le thème, et enfin une carte inscrivant ce fragment dans une figure territoriale plus large.

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Groupe Domaine Montgolfier (2)
Frédérique Mocquet, Étienne Gilly, Lina Jabbour (ATR)

Le thème de l’eau a guidé la lecture architecturale, paysagère et historique du domaine Montgolfier, site de 12 hectares témoignant de l’histoire agricole et bastidaire de Marseille. 6 échantillons représentatifs ont été proposés à 6 groupes d’étudiant.es. Pour y décrire et y définir un site (limites, qualités spatiales et climatiques, bâti, etc.), ces derniers ont répondu à deux questions articulant modes de perception et échelles de regard et de dessin : quel est le paysage et le climat du site ? Quel paysage voyez-vous au-delà ? Priorité a été donnée à deux outils fonctionnant de manière complémentaire : le dessin d’observation et d’ambiance et la coupe perspective. La production collective a proposé une recomposition du domaine. 

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Groupe Tour sainte 
Clotilde Berrou, Laurent Noël, David Lasnier (ATR)

Le domaine de la Tour Sainte se trouve à mi-chemin entre la mer et le haut de la colline. La tour qui émerge du site porte une statue de la Vierge. Celle-ci a la particularité de tourner le dos à l’horizon pour regarder l’ancienne demeure de sa propriétaire, qui souhaitait la contempler chaque matin en ouvrant ses volets. Nous avons mené un exercice d’arpentage depuis le site. L’enjeu consistait à comparer la distance ressentie pendant la marche à la réalité du terrain, tout en apprenant à dessiner des coupes à l’échelle du territoire. Le groupe a construit une maquette commune. Les coupes ressenties ont ensuite été confrontées aux mesures du site, et des croquis en vues rapprochées et lointaines ont permis d’éprouver le lien au paysage. 

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Groupe Friche Urbaine Naturelle des Quatre portails
Camille Quilichini, Alexandre Field, Dominique Leblanc (ATR)

Vestige du patrimoine agricole, la Friche Urbaine Naturelle (FUN) a été envisagée comme un futur jardin pour les riverains. Les étudiant.es ont été invité.es à faire une sieste dans un endroit choisi, pour en décrire les spécificités à travers dessins d’observations et photomontages. Ce processus a ensuite été reproduit en groupe dans les différentes « pièces » qui composent ce jardin, et complété d’un plan d’inventaire botanique. Iel.s ont aussi réalisé des coupes sur le site, d’abord avec leur corps comme mesure avant de les préciser avec les données altimétriques et cartographiques, puis un carroyage systématique de la friche afin de créer une maquette topographique.

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Groupe Les Jardins de Julien
Xavier Guillot, Ana Miscu, Delphine Monrozies (ATR)

Comment saisir et restituer le site « Les Jardins de Julien » dans toutes ses caractéristiques matérielles et immatérielles ? La démarche a consisté à illustrer et incarner ces caractéristiques à partir de 7 cartes thématiques et narratives traduisant : le sol (ce qui porte), le milieu vivant (ce qui vit), les éléments construits (ce qui fabrique), les ambiances (ce qui se ressent), les usages (ce qui se fait), les flux (ce qui circule), les limites (ce qui sépare et relie). Puis un conseil des thématiques s’est réuni, pour constituer une maquette du site au 1/100e où sont réunies et entremêlées toutes ces caractéristiques et leurs interdépendances. Un travail d’écriture, de dessins et de photographies accompagne et renseigne la perception du site.

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Groupe La maison Lull
Carole Lenoble, Henri Guérin-Dessert, Mariusz Grygielewicz (ATR)

La maison de Lull occupe une place à part. Point d’ancrage des différentes balades, son ouverture depuis 2021 par le Bureau des guides et sa position en promontoire en fait un lieu d’observation privilégié pour parler du territoire. Qu’est ce qui, depuis la Maison de Lull, nous permet de raconter cette campagne urbaine ? Comment articuler les deux échelles dans la compréhension et la mise en récit du site ? Un travail d’observation et une organisation minutieuse a permis aux 35 étudiant.es de réaliser un unique relevé à la main au 1/50 de quatre mètres par cinq. Sept thématiques issues des observations et rencontres sur site se traduisent en cartographies et films de deux minutes. La restitution est un triptyque mettant en tension ces trois éléments.

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