Château-Gombert
Workshop IMVT - La ville productive
- Workshop IMVT
En bref
Sous la direction de
Lieu
Chateau-Gombert, - Marseille 13e
Cursus pédagogiques
Présentation
Enjeux du terrain
Les piémonts de l’Étoile ! Quel beau nom pour un secteur béni des Dieux : entre ces piémonts qui soutiennent le massif calcaire, des larges terroirs agricoles, en pente douce vers le Sud, protégés du mistral. Et dès que l’on ateint un point un peu plus haut, la mer à perte de vue, la Ville et la Bonne mère (et la tour CMA-CGM !) en repères lointains. Quelques sources, des grottes, et l’eau douce du canal de Marseille qui serpente en crête avant de verdir les petits vallons, donnant aux ruisseaux un débit même en été. Dans cet arrière-jardin des quartiers Nord, le dicton est de mise : « pour vivre heureux, vivons cachés… ».
Un des rares villages « historiques » de ce terroir, Château-Gombert, domine cet écrin par le Nord, entre champs irrigués et collines sèches. Au Sud, l’urbanisation a poussé ses feux, des formes abruptes des cités du Clos la Rose, de Val Plan ou de la Bégude, aux développements immobiliers plus récents du plateau de la Croix Rouge. Dans l’interstice, un technopôle aux espaces généreux, l’ambition d’une synergie parfaite entre connaissance, innovation et économie : un Luminy des années 90, version business, et connecté à la faculté de St Jérôme. Mais la fusée a eu du mal à décoller : de la ZAC historique consacrée à l’activité, une moité des terrains ont été reconvertis en logements. Pour quelle ville ? Des tartines de petits collectifs qui ne verront jamais le métro promis ? Le vocabulaire router comme seul lexique de l’espace public ? Ville productrice, mais de logements lancés dans l’espace agricole, supposé productif lui-aussi, mais perçu comme résiduel. Une chouette y niche, les ornithologues gagnent quelques années, la route des collines ne se fera pas. Mais le mouvement est-il ralenti, stoppé, inversé ?
L’activité des entreprises peut-elle résister à ce mouvement ? Pourquoi travailler si loin, quand on préférerait y vivre ? Peut-on donner à ceyte ville éparpillée les atours de la ville centre ; une place, des terrasses de café, du monde après 17h, des parcs publics ? Il y a bien du foncier en « réserve » pour accueillir ou densifier ; mais pour unir : comment tisser quand on n’a pas de fil… ?
Campus Habité
Equipe
Chiara BARELLI / ENSAM - Jil BARRAL / ENSP - Lili BORE / ENSAM - Fanny BRÉMOND / IUAR - Maëlla CASTIGLIONE / IUAR - Kiara MOREL / ENSAM - Émilie NESCI / ENSAM - Adèle ROYENSAM
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Ce projet vise à transformer le technopôle Château-Gombert, aujourd’hui isolé, en un site connecté aux dynamiques urbaines. Cette zone mêlant économie tertiaire et formation supérieure atteint en effet ses limites en raison d’une programmation inaboutie depuis les années 90. Situé entre le village de Château-Gombert et la sortie nord de Marseille, ce technopôle est le premier pôle français de recherche en mécanique énergétique. Ce site accueille également près de 2600 étudiants. Pourtant, seuls 3 % y résident, rendant la notion d’« habiter » le technopôle assez floue, malgré son rôle productif bien présent.
Le projet cherche alors à articuler habitat et productivité par l’activation des espaces publics.
La place publique (résultant actuellement d’un urbanisme forcé rue Louis Néel) deviendra un centre dynamique avec des îlots mixtes (logements étudiants et commerces de proximité en rez-de-chaussée actifs) favorisant rencontres et échanges. Des placettes secondaires renforceront cette dynamique et seraient aménagées sur le même principe. Un maillage par trame active connecterait ces nouvelles centralités. Si aujourd’hui la zone ne se traverse pas à pied, l’idée est de rendre cela possible en changeant la perception des distances. C’est également une manière de rendre le cadre de vie plus agréable. Les cheminements actifs bénéficieraient d’un traitement paysager et permettraient la mise en place de corridors écologiques. Cela réduirait également les îlots de chaleur urbains par des trames fraîches. Ce maillage s’effectuera également par la mise en place du partage de la chaussée sur la rue Louis Néel (rue principale traversante) en faveur des mobilités douces afin d’accompagner progressivement la transition énergétique. L’articulation se joue aussi avec la connexion du technopôle au terminus du M1 « La Rose » ainsi qu’au cœur du village de Château-Gombert pour permettre son ouverture et son accessibilité.
Campus Habité vise donc à relier le site à son territoire tout en le rendant accueillant et lisible. Le projet répond aux besoins de logements et de dynamisation en connectant les circulations et dynamiques à différentes échelles. Il favorise une ville productive en créant un maillage attractif, propice à l’habitat et à l’emploi.
L’AGRI PARC DE CHATEAU GOMBERT, UN CORRIDOR ECOLOGIQUE RENFORCÉ
Equipe
Clément BOURÉLY / ENSP - Raffaello CATALANO / ENSAM - Sofiane EL BELGHITI / ENSAM - Mathilde MULLER / ENSP - Ilyés NAIT-SI / ENSAM - Mathilde PARENTELLI / IUAR - Nina ROCHE / IUAR - Gabriel VAN RAEMDONCK / ENSAM
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Château Gombert, l'un des derniers villages historiques de Marseille, a longtemps été un village agricole dépendant de la seigneurie d’Allauch. Jusqu'en 1970, une centaine de paysans exploitaient les terres locales. En 1986, la technopole de Château Gombert a été créée sur 180 hectares au pied du massif de l’Étoile, à 15 minutes du centre-ville. Ce projet visait à faire rayonner Marseille à l’international dans le domaine de l’innovation et des technologies. Aujourd'hui, la technopole accueille plus de 6 000 personnes, incluant étudiants, chercheurs et salariés, et compte environ 3 800 emplois, dont 660 enseignants-chercheurs et 2 600 étudiants.
Le site de la technopole se situe dans un corridor écologique qui entoure Marseille. Cependant, l’urbanisation, dont fait partie la technopole, a fragmenté ce corridor vert. L’objectif du projet présenté est de réunifier ce corridor sur les axes nord-sud et est-ouest pour reconnecter de grandes entités territoriales telles que le canal de Marseille et le massif du Garlaban. Cela impliquerait notamment la création d’un nouveau système agricole axé sur des pratiques expérimentation, d’agriculture extensive et de jardin partagés. Au-delà de ces enjeux environnementaux, des préoccupations liées à l’agriculture, à la mobilité et à la productivité émergent également.
Actuellement, une partie des terres agricoles est réservée pour l'extension future de la technopole. Toutefois, ces espaces agricoles jouent un rôle crucial pour l’identité de Château Gombert et pour la réflexion sur l’avenir de la technopole. En termes de mobilité, bien que le secteur soit bien desservi par le métro et les bus, l'omniprésence de la voiture reste un problème majeur. Le technopole est principalement dédié aux déplacements des étudiants et chercheurs, mais l’espace public est largement orienté vers les voitures, avec peu d’infrastructures pour les piétons et les mobilités douces. Le technopole semble donc déconnecté de son environnement.
Pour résoudre ces défis, le projet propose de préserver et renforcer le corridor écologique, en créant un agri-parc où se mêleraient les fonctions urbaines et agricoles. Ce parc pourrait inclure des projets agricoles extensif, tels que des micro-fermes, des jardins partagés et de l’arboriculture comme des oliveraies. Ces espaces permettraient de renforcer les liens entre la recherche et l’agriculture, tout en soutenant l’économie locale par des productions alimentaires intégrées à des circuits courts, par exemple à travers un restaurant universitaire ou un marché de proximité.
Concernant la mobilité, le projet préconise une refonte complète, favorisant les déplacements doux via le réseau de trames vertes. La redéfinition de l’espace public au niveau des voiries permettrait de réduire la place accordée aux voitures en faveur des piétons /cyclistes . Ce nouveau réseau de transport inclurait des navettes internes pour les déplacements des chercheurs et étudiants, renforçant ainsi l’intégration du technopole avec son territoire environnant. Ce projet vise à ancrer durablement la technopole dans son territoire, en réintroduisant la biodiversité, en stimulant l’innovation agricole et en facilitant la mobilité durable.
CHRONO-GOMBERT : la Ville réversible au service de la multifonctionnalité
Equipe
Arwa EL KHAOUA / ENSAM - Iris GUILLET / ENSP - Mathias MULERO / IAUR - Mélissa NOLLET / ENSAM - Ilhan PEHAU / ENSAM - Julia RIGAMONTI / IUAR - Juan TORRES-PINEDA / ENSAM - Ngoc-Hue TRAN / ENSAM
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Notre volonté sur ce site de Château-Gombert a été de venir déconstruire ce technopôle pour venir en faire un espace avec une mixité fonctionnelle, notamment en densifiant par endroit et en intensifiant les usages de certains bâtiments. En effet, en dehors des temps scolaires et de travail, ces bâtiments sont des espaces laissés vides. Ils ne sont pas occupés le soir, ni pendant les week-ends et les vacances scolaires. Nous voulons donc réinvestir ces bâtiments lorsqu’ils sont laissés vides pour redynamiser ce technopôle et permettre la multifonctionnalité. Pour ce faire, on a donc décidé de phaser notre projet sur 3 temps : de 2030 à 2040, de 2040 à 2050 et de 2050 à 2060. Premièrement, on a décidé de classer la zone AU en zone EBC pour la préserver de l’urbanisation. De plus, on s’est servi de la trame bleue existante pour venir en faire une trame verte en y ajoutant des essences locales. Nous avons également ajouté des pistes cyclables pour développer les mobilités douces dans le technopôle. Deuxièmement, on a donc décidé de venir intensifier les usages dans le campus universitaire. Par exemple, les salles de classe durant les périodes scolaires seront utilisées comme salle d’exposition pendant les périodes estivales. Nous avons également fait le choix de réinvestir les rez-de-chaussée des bâtiments pour permettre cette multifonctionnalité, par exemple en implantant des commerces. Durant cette deuxième phase, nous voulons également créer une ferme urbaine qui viendra approvisionner le restaurant solaire existant ainsi que la future halle située au niveau de la place, développant alors un circuit court sur ce secteur. D’ici 2050, le projet prévoit l’arrivée du métro sur la place centrale pour venir prolonger le métro M1 arrivant actuellement à la rose. L’arrivée du métro s’accompagnera d’un parking silo où au dernier étage, on retrouverait des cafés et restaurants pour en venir faire un lieu convivial. Ce parking silo pourra muter en logements, en bureaux ou en commerces en cas de besoin. Enfin de 2050 à 2060, l’objectif est de construire des logements et des équipements pour répondre aux besoins engendrés par la nouvelle desserte du métro M1. Cela permet à terme de faire de Château Gombert un nouveau pôle urbain résilient et mieux inséré au reste de Marseille.