Burel
Workshop IMVT - La ville productive
- Workshop IMVT
En bref
Sous la direction de
Lieu
Boulevard Burel, Marseille 13e
Cursus pédagogiques
Présentation
Enjeux du terrain
Les (S)cauris de Plombières
Une place dont les seuls usagers sont les perruches... Un ruisseau, affluent des Aygalades, qui draine le terroir jusqu’à la ville. Sur le ruisseau, un boulevard qui charrie les bus bondés depuis les quartiers Nord, qui vont traverser la Belle de Mai. Et un viaduc qui rend malade !
Le long de ce collier, quelques perles : un co-working du bois, une savonnerie historique, des
logements... Et du foncier en attente... Plombé par les scories de ses âges industriels et automobiles, Burel peut-il devenir quartier, lieu d’échange ? Un tramway y suffira-t- il ? Quel artisanat, quelle activité va retisser le fil ?
Burel en transversales
Equipe
Gaston ESCRIVA / ENSP - Rafaelle HUBERT / ENSP - Justine LALICHE / ENSP - Mory SYLLA / ENSA - Lily VENDELLI / IUAR
Image /
Galerie d’images en plein écran
Utilisez les flèches gauche et droite pour naviguer entre les images. Appuyez sur Échap pour fermer la galerie d’images en plein écran.
Image sur : "
Notre projet propose de travailler en transversalité de l’axe du boulevard Burel pour permettre une synergie entre la ville productive, la vie de quartier et un réseau productif métropolitain.
Cette stratégie résulte du constat suivant : les espaces productifs actuels se sont successivement installés comme enclave dans un morceau de ville qui a alors du mal à faire quartier. Les habitants témoignent d’un sentiment d’abandon de leur quartier, saturé d'axes routiers, tandis que les activités ont du mal à se pérenniser dans une tension entre expansion du centre ville et maintien d’espaces productifs. Pourtant, en dézoomant, on observe que le site se situe en transition entre centre ville, Faubourgs (Belle de Mai), noyaux villageois , activités (petites manufactures ou entreprises), quartiers de grands ensembles, campus universitaires et agriculture plus au Nord.
Cette transition s’articule au sein du bassin versant de l’ancien ruisseau de Plombières, qui rencontre le ruisseau des Aygalades et fait lien entre les contreforts du massif de l’étoile et le port méditerranéen de Marseille. L’ensemble est traversé par des lignes de chemins de fer existantes qui connectent le site à l’échelle régionale.
Afin d’organiser notre stratégie nous proposons un maillage en trois échelles, conscients que le système de mobilité de centre ville ne sont pas adaptés ici : un système métropolitain de desserte ferroviaire utilisant les infrastructures existantes, une grande voie cyclable s’installant dans l’hydrographie du bassin versant et un maillage transversal de cheminements des habitants visant à répondre à un besoin d’espace de rencontre, et permettant de faire quartier.
La rencontre des ces 3 mailles, sont l’opportunité de créer des situations propices à la ville productive, plus agréable à vivre, accessible et attractive en mutualisant les activités. Elle propose alors une diversité de services et s’ancre comme une réelle identité de quartier.
On observe des situations de rencontre propice à organiser un quartier de coopération productive autour d’une nouvelle station de train, permettant la mutualisation et diffusion des savoirs, tout en organisant des espaces de rencontres des cœurs villageois en investissant les délaissés existants.
REPRENDRE PLACE DANS LE VALLON
Equipe
Layla ABDELHAFEZ / ENSAM - Lila FERTASSI / ENSAM - Lucile KRUGLER / ENSP - Victor LECOQ / ENSP - Lou NUGUES / IUAR - Pierre-Louis SOUBIGOU / IUAR
Image /
Galerie d’images en plein écran
Utilisez les flèches gauche et droite pour naviguer entre les images. Appuyez sur Échap pour fermer la galerie d’images en plein écran.
Image sur : "
Le vallon s’articule autour du boulevard Burel et du chemin de Sainte-Marthe. Le ruisseau de Plombières, qui a structuré le secteur, a induit une implantation des logements sur coteaux, et le développement des industries en fond de vallon. Sur le ruisseau busé, de vastes emprises foncières, développées linéairement ont ainsi créés une “fracture”, séparant les quartiers de Bon Secours à l’ouest, et Saint-Barthélémy, à l’est.
L’enjeu de notre projet est double. Conserver un quartier productif dans la ville, tout en reprenant place publique dans le vallon.
Cela s’envisage par une restructuration du foncier : la création d’une foncière publique. Il s’agit du rachat massif de parcelles industrielles par les collectivités, dont la majorité appartient à des personnes morales de droit privé. Cette action permet au pouvoir public de retrouver une maîtrise foncière au cœur du quartier. En envisageant une dissociation du foncier et du bâti, le sol devient public. Cela permet à la fois de recoudre le tissu urbain d’est en ouest, de créer de nouveaux espaces publics, tout en préservant les vocations productives du bâti existant.
Le projet écarte l’hypothèse d’un prolongement de la ligne T3 jusqu’à St-Jérôme, d’un coût estimé entre 80 et 90 millions d’euros, les fonds économisés seront investis dans le rachat des parcelles pour la foncière, estimé à 13 millions d’euros. La différence est utilisée pour financer la réalisation d’un réseau de transport en BHNS. Ainsi, la place Burel devient un pôle d’échange multimodal.
Deux scénarios industriels sont projetés :
Le premier, valorisant la filière du savon avec l’hypothèse de l’agrandissement de l’entreprise du Fer à cheval.
Le deuxième, multifonctionnel, articule diverses activités par le partage des locaux entre plusieurs entreprises
Dans les scénarios envisagés, une gestion de l’eau sur les parcelles est mise en place, afin de réduire le risque inondation du ruisseau de Plombières. Elle consiste en un rejet au débit régulé de l’eau pluviale de toiture et de son stockage temporaire dans des bassins tampons en sol perméable, servant d’espaces publics hors période d’intempérie. Ces espaces réouverts, désimperméabilisés et végétalisés permettent une zone industrielle avec un cadre de vie confortable et désirable.
BUREL, LA CITÉ DE L’ARTISANAT
Equipe
Salomé ANDRÉ / ENSP - Nathan ANDRIANJAFOISA / IUAR - Antoine BERTRAND / IUAR - Dimitri DUHAYON / ENSP - Fatma EZZAHRA / ENSAM - Eva DRABIK / ENSAM
image en plein écran
Appuyez sur Échap pour fermer la galerie d’images en plein écran.
Historiquement marqué par l'industrie, le quartier Burel se transforme pour devenir un hotspot de l’artisanat marseillais. Notre objectif est de créer une "ville productive douce" où l'activité économique et la vie quotidienne cohabitent.
Une logistique innovante et décarbonée d’ici 2030 prévoit la circulation d’un cargo-tram le long des faubourgs. Ce tramway à double fonctionnalité (passagers et fret) structurera le territoire du Nord au Sud, complété par des navettes transversales pour désenclaver les secteurs isolés. En réduisant la place de la voiture, nous offrons une mobilité plus économique et adaptée aux besoins des habitants.
Pour réussir cette mutation, nous mobilisons les forces vives du quartier et réinventons le patrimoine industriel. Les structures créatives comme Sharewood et les 8 Pillards servent d'ancrages, tandis que la transformation des garages et grossistes en rez-de-chaussée préfigure l'arrivé
e du tramway. L'emblématique Savonnerie Fer à Cheval et ses hangars délaissés deviennent un Parc Productif et des halles marchandes, mêlant commerces et artisanat.
Le retour du vivant et de la fraîcheur se traduit par la réapparition de l’eau : le ruisseau de Plombières et le cours d'eau Burel sont réhabilités pour créer un fil conducteur qui rafraîchit la ville. Cette nature s'invite jusque sur les structures des usines, tandis que la hauteur des infrastructures est exploitée pour produire de l'énergie locale via des panneaux photovoltaïques.
Autour de chaque station, de véritables hubs voient le jour, regroupant places publiques, écoles, équipements sportifs et ateliers. Ce projet réutilise l'existant pour offrir un quartier connecté, productif et agréable à vivre.