En bref

Problématiques

Spécificités des territoires et aléas 

Format pédagogique

Studio de projet

Semestre

Automne

Langue étrangère

parlée par les enseignants

anglais

Équipe enseignante

Liens avec les autres enseignements

Les matériaux du projet #1: inventaire des ressources locales – éco-matériaux & réemploi  

TD exploratoires communs manipuler & expérimenter la matière #1 : réemploi et détournement de matériaux 

Objectifs

« Le projet urbain consiste à, partir de la géographie d’une ville donnée, avec ses exigences et ses potentialités, puis à y introduire, par le biais de l’architecture, des éléments de langage capables de donner forme au site »

Manuel de Sola-Morales « La seconde histoire du projet urbain »

Le projet sera ici utilisé comme une synthèse de l’entrelacement des échelles de pensée, du territoire au détail architectural. Chaque projet devra faire l’objet d’une méthodologie singulière et par essence transdisciplinaire. Elle s’appuiera sur les acquis et la connaissance du territoire développée collectivement. Ce travail à l’échelle urbaine devra être mobilisé et sera le ferment du projet architectural montrant la capacité à traverser de manière cohérente les échelles de projet, du territoire à la formalisation d’une architecture composée.

La méthodologie de l’atelier est organisée autour de différentes temporalités, dont certaines s’enchainent et d’autres s’enchevêtrent, leur tuilage étant lié au projet lui-même.

Chaque séance s’appuie sur le travail des étudiants, mais aussi sur des apports théoriques du groupe d’enseignants : lectures, cours, rencontres, conférences. En particulier, un déplacement collectif sur site est prévu en tout début de semestre.

Contenus

Dans la dynamique en cours de sa renaturation, l’Huveaune est pensé comme un nouvel espace public majeur à l’échelle métropolitaine. La rivière est le lien qui connecte une vallée fragmentée par les infrastructures linéaires. Le tissu urbain y est aujourd’hui très abîmé, les noyaux villageois, les grands ensembles, les zones pavillonnaire, industrielle et zone d’activités fonctionnent comme des entités autocentrées qui ne communiquent plus entre elle. Il s’agit de penser l’Huveaune mais surtout sa vallée par son potentiel de reconnections transversales. Des Architectures situées peuvent réaffirmer un ancrage à la géographie, produire de nouveaux points d’intensités urbaines, des noyaux de vie qui relient la ville à son socle, au trajet de l’eau, aux bassins versants.

A partir de l’aménagement urbain et paysager d’un lieu spécifique identifié par les étudiants, il s’agira de proposer une architecture contextuelle, appuyée sur une situation construite, capable de révéler les qualités d’ambiance offerte par la rivière et d’accueillir la diversité des usages permise par son désenclavement.

Modalités détaillées

Modalités pédagogiques

Le studio s’attache à apporter des réponses à l’obsolescence d’un patrimoine ordinaire qui constitue la trame des situations urbaines et péri-urbaines contemporaines. Loin d’être un renoncement à la création architecturale, la démarche de transformation renouvelle les rapports entre le site et le programme, l’analyse et la conceptualisation. Cette démarche induit un regard nouveau sur les procédés constructifs pensés comme filière et comme savoir-faire (économie de moyens, recyclage…) La lecture des transformations possibles d’une situation construite est donc au cœur de l’atelier levier pédagogique puissant.

Elle offre l’occasion d’échapper à une approche capacitaire pour générer des sens nouveaux à partir de matériaux et d’objets existants. Il ne s’agit plus de se demander ce que peut un matériau mais ce qu’il veut au sens ou Kahn disait : “même une brique veut être quelque chose”. Cette discipline implique de mobiliser des outils d’analyses et de diagnostic enrichis pour entrer dans une forme d’intimité avec la situation héritée. Ainsi les savoirs, les procédures et des compétences spécifiquement liées à la démarche de transformation concernent la quasi-totalité des situations de projet contemporaines.

Les compétences 

Au travers des échelles : Le développement du projet n’est pas linéaire, du plan masse au détail. Les choix constructifs, paysagers ou programmatiques interagissent tout au long du processus. L’enjeu est d’établir les relations entre une question générale et des mises en œuvre ou aménagements particuliers au travers de rapprochements thématiques, d’innovations programmatiques, de réflexions sur les modes de vie.

Horizon, sol, matière : Associer de manière simple le lien au grand territoire et au paysage, le rapport au sol et à la topographie et les options constructives. Comprendre donc le développement durable comme une démarche intégrée : choix du site, choix des matériaux en lien avec les ressources territoriales, de l’implantation, équilibre entre l’effort technique et l’effet architectural, le caractère mutable des espaces et des programmes, rapport entre architecture et éléments naturels, etc., participent tous à cette démarche.

Architecture, paysage, infrastructure : Englober le paysage, l’espace public, les chemins, le bâtiment, les murs, le modelage du sol, la végétation…

Nature construite, nature sauvage, nature cultivée : Penser les limites et les usages entre ces entités.

Mutable, adaptable, réversible : Penser l’architecture aujourd’hui dans l’idée de sa transformation de demain, l’idée de mutation jusqu’à celle de ruine.

Caractère et construction : Envisager l’objet architectural comme une marque construite du territoire et en ce sens assurer une maîtrise de l’aspect général au travers du dessin détaillé, non seulement au sens technique, mais comme une figure géométrique complexe. Intégrer le processus de fabrication dans l’expression de l’architecture.

Le projet comme un acte culturel : Développement du sens critique vis-à-vis des enjeux culturels de l’architecture comme discipline au travers d’un argumentaire cultivé et engagé sur le projet.

Exprimer, transmettre : Savoir restituer sa stratégie par le dessin, la maquette, le texte et l’oral, être capable d’exprimer avec clarté son propos, en cherchant à lier fond et forme. Une restitution de forme libre sera engagée par chaque étudiant dans le semestre à des acteurs du territoire.

Les modalités de l’évaluation

  • Contrôle continu
  • Critique intermédiaire (jury collégial)
  • Critique finale (jury collégial, éventuellement avec invité.e.s) 

Partenariats

Le syndicat mixte du bassin versant de l’Huveaune 

Lien avec les autres écoles de l’IMVT

ENSP Marseille