Frédéric Breysse
parlée par les enseignants
Frédéric Breysse
Sébastien Cord
Grégoire Lafarge
Markus Muller
TD Exploratoires adossés au studio : Structure & Représentation et Soins des Lieux, Lieux de soins
Studios de Printemps : S. David & G. Lafarge / E. Dussol
Séminaire Learning from Marseille - R.Borruey & S. Cord S9 - R.Borruey & G. Lafarge S8
Cours Magistraux : L’architecture du temps long - S.David & G. Lafarge - printemps
Technologies traditionnelles marseillaises – Anatomie (automne) – Reprises (printemps) - S. Cord
Intensif inter semestre :Centre anciens et enjeux climatiques, en partenariat avec les élus et la DRAC PACA : Arles 2024, Cotignac 2025, La Ciotat 2026
Rejoignant cette préoccupation écologique, la sphère du travail sur l’existant occupe les esprits.
Commencer par comprendre la matière ou le matériau qui fait le bâtiment, c’est faire le premier pas vers la reconnaissance de cette signification culturelle convoquée. Le champ large des possibles interventions, car le champ est large, ne peut s’exercer qu’avec une parfaite connaissance des édifices sur lesquels nous envisageons d’agir.
Pour accompagner les étudiants dans cet apprentissage, un édifice est le prétexte au démarrage du semestre : le Sanatorium hélio-marin Jean-Martin, situé sur la Corniche Kennedy.
Un partenariat est mis en place permettant l’accès aux lieux, un enseignement et une expérimentation à l’échelle 1 in-situ en bénéficiant des échanges avec différents acteurs concernés.
Il est proposé de se confronter en sites urbains à des architectures intentionnelles, proches du monumental, héritées et structurantes dans la ville ancienne. Ces “éléments premiers”, souvent sous-exploités, sont l’occasion d’insuffler de nouvelles dynamiques possibles, en engageant le projet dans une réflexion collective pour faire émerger l’intérêt du plus grand nombre. Réparer et réactiver ce qui fait sens rejoint la question essentielle du soin, où l’architecture sert pleinement les programmes fondamentaux de nos sociétés, notamment ceux en lien avec la santé.
Retrouver une figure partagée, faire ressurgir du territoire des éléments premiers oubliés, renégocier et dégager des espaces communs, tirer parti d’espaces délaissés, réparer ce qui a été fragilisé et artificialisé, transformer pour offrir davantage… avec connaissance, humanité et sensibilité… forment autant de pistes et de leviers convoqués pour rechercher de nouveaux horizons possibles et faire émerger de nouvelles situations, là où au fil du temps, tout s’est figé et appauvri.
À partir du même site, le projet doit s’ouvrir à une démarche réflexive plus personnelle, pour se confronter davantage à la complexité, celle liée aux enjeux de société dans un territoire plus large. L’échelle s’élargit ici à celle du temps, pour révéler ce qui s’imposera et ce qui pourrait se construire.
Au-delà de l’interaction entre un édifice et son terrain avec le territoire, c’est bien une problématique d’actualité qui sert de fil conducteur au projet, pour tenir un objectif plus impérieux et orienter, avec des arguments solides, les successifs choix inhérents au projet : vocation du site, programme, espace de projet, amorces. En dépassant l’immédiat il s’agit ici d’intéresser in fine des ambitions possibles, communes et partageables : défendre ce qui reste urgent, essentiel pour la suite, et profitable au plus grand nombre.
Un projet situé, engagé et incarné...
A partir de l’enquête et de la représentation considérées comme une nécessaire entrée en matière du projet, sous leurs différentes formes : Observation, écoute, explorations, recherches, enquêtes, dessins, redessin, relevés, cartographies, modélisation, fouilles, sondages...
A partir de ce qui se dégage comme espace de projet pour résoudre des enjeux de société et des interventions au départ nécessairement contradictoires : démolir, construire, conserver, transformer.
A partir d’un engagement enrichi de confrontations à des situations concrètes, et de rencontres avec les acteurs de la gouvernance liés à la thématique annuelle (exemple : professeurs de l’APHM, Association Navire Avenir, SPLA-IN, UDAP...)
Après l’expérimentation du studio d’automne sur le Palais Carli en 2024, l’atelier de projet se portera sur le site d’un ancien établissement de soin, devenu sanatorium, puis centre de formation et de soin du personnel de l’AP-HM, Corniche Kennedy.
En S7 :
En S9 :
Développer une pensée et une démarche de projet personnelle, autonome, responsable et engagée. Considérer les différentes échelles de l’architecture : temporelles (le temps long du projet), spatiales (le territoire, le quartier, l’édifice), culturelles (l’histoire des théories et pratiques), et les usages (potentiels, attentes sociétales).
Agir avec et/ou dans l’existant, avec sens, en expérimentant des stratégies d’intervention sur des sites fortement constitués pour servir en premier lieu l’intérêt commun, dans une démarche fondée sur l’économie de moyen, la mesure, l’anatomie constructive et paysagère, le soin préventif, le dialogue attentif aux préexistences...
Développer un libre arbitre critique sur la gestion du risque Acquérir des outils de manipulation, d’auscultation, de réparation progressive, d’anticipation.
Expérimenter à l’échelle 1 sur le terrain du projet en collaboration avec Sébastien Thiéry et Markus Müller qui animeront le TD exploratoire associé au projet
Journée d’atelier et temps de travail personnel Adossement potentiel à la Recherche Laboratoire INAMA
Deux présentations intermédiaires (stabilisation de la problématique, mesure et spatialisation du programme) Un jury final ouvert aux autres enseignants de l’équipe Marseille, Mondes désirables