En bref

Problématiques

  • Prendre soin de l'existant

Format pédagogique

Cours magistral

Semestre

Printemps

Équipe enseignante

Objectifs

"Un procédé de présentation d’un projet d’architecture n’est-il pas sous-tendu par une manière de le concevoir ?" 

(Lucan, 2004)

Depuis les années 1990, nous vivons de grandes mutations, entre soutenabilité et digitalisation, souvent antinomiques. Ces nouveaux paradigmes modifient notre manière d’être-au-monde, en cela, interrogent l’architecture et les architectes. Ces derniers sont écartelés entre smart et low, conception paramétrique et robotisation de la construction, résurgence de techniques constructives ancestrales, voire archaïques, et recyclage, du simple déjà-là au patrimoine labellisé. Les crises successives (politique, économique, écologique, etc.) amplifient ces phénomènes et montrent que la plupart de nos modèles sont échus. En conséquence, les représentations intellectuelles des architectes évoluent. En retour, leurs représentations matérielles et donc leurs moyens projectuels, changent aussi. Si l’enjeu général est de redéfinir le projet dans le contexte de transition actuel, en émettant de nouvelles hypothèses, en les testant, et ainsi, en esquissant de nouveaux modèles, alors quelles représentations accompagnent ces nouvelles pratiques ?

Contenus

Le cours relevant de la théorie, donc de la pensée des architectes à l’œuvre, il s’appuie sur une série de textes courts qui sont pro- posés en lecture aux étudiants (quelques-uns sont dans la bibliographie plus bas). 

Le cours articule les notions suivantes :

  • Le projet à travers quatre grands types de conception (Broadbent, 1973), comme autant de manières de concevoir ou d’espaces cognitifs, « de la plus « primitive » à la plus « intellectuelle » : Pragmatique (ou archaïque) ; Iconique ou typologique ; Analogique; Canonique (ou abstraite) ;
  • Le sujet-concepteur qui engage des intentions, ses perceptions optique et haptique, sa sensibilité et sa poésie, des opérations manuelles et cognitives (rapport entre faire et penser) ;
  • Les trois objets de nos représentations : décrire pour rendre visible et restituer ; spéculer pour connaître et concevoir ; prescrire pour [faire] construire [par d’autres] (Estevez, 2001) ;
  • Les trois types de représentation : abstraction ; expérimentation ; simulation.

Le cours ne relève donc ni de l’histoire des représentations, ni de l’apprentissage d’un mode de représentation.

Modalités détaillées

Modalités d’évaluation

  • Contrôle continu (50%)
  • Rendu final (50%) :Dossier critique selon template fourni (1A3 plié en deux + 1 A4 intérieur).

Compétences en fin d’enseignement

  • Connaître les enjeux professionnels, intellectuels, voire scientifiques, portés par les représentations matérielles des architectes.
  • Connaître les représentations qui portent les nouvelles pratiques de projet.
  • Apprendre à les mobiliser en conscience pour concevoir et construire un projet.

Heures de travail personnel étudiant

Assiduité

Lien avec les autres écoles de l’IMVT

ENSP

  • Perrot A-S., Maquettes physiques de paysage. Entre plan- relief et sculpture : les marges de la pensée plastique, Thèse de doctorat en géographie, dir. Besse J-M., Université Paris 1, 2015.
  • Pousin F., Marco A., Bertaudière-Montès V., Barthélémy C., Tixier N., « Le transect : outil de dialogue interdisciplinaire etde médiation »,VertigO, Hors-série, 24, 2016, publié le10-06-16. http://journals.openedition.org/vertigo/17372

Adossement potentiel à la recherche

Une partie des savoirs discutés au sein du cours sont constitués par l’enseignante, chercheure au laboratoire Project[s] (coordinatrice de l’Axe 1 Pédagogie réflexive de et pour le projet), qui a pour objet de recherche, le projet, décliné en trois axes : définitions limites, enseignements post-68, représentations matérielles et intellectuelles