Clotilde Berrou
parlée par les enseignants
Clotilde Berrou
Audrey Le Hénaff
Carole Lenoble
Adaptés à l’ensemble des studios de projets
Ce cours propose d’amener les étudiants, face à l’injonction contemporaine de « transition écologique », à réfléchir sur cette notion. Dans un premier temps les fondements et théoriciens de la pensée écologique élaborée depuis plus d’un demi-siècle seront abordés. Dans un second temps en déconstruisant les termes politiques et opérationnels, il s’agira de comprendre de quelle écologie il est question. Cette posture ouvrira alors un champ réflexif sur les questions de projet auxquelles nos sociétés ont et auront toujours plus à faire : obsolescence d’infrastructures, délocalisation de lieux de vie devenus inhabitables, héritage de sites pollués, engagement et luttes situées, etc.
À la croisée de l’architecture, des humanités environnementales et des pratiques situées, le cours vise à introduire une pluralité de cadres conceptuels permettant de reconfigurer le projet architectural : de la remise en cause de l’objectivation des milieux à la prise de position pour le vivant comme modèle d’organisation ; des critiques du développement aux alternatives issues de contextes vernaculaires ou de processus de projets basés sur les Communs et les pratiques d’écologie populaires. En mobilisant des références académiques, militantes et opérationnelles, il s’agit d’engager une bifurcation épistémologique et pratique, ouvrant la voie à une critique du capitalisme vert et à l’élaboration de nouvelles manières de concevoir, d’habiter et de penser la transformation de notre cadre de vie.
Le cycle comprend six séances qui font évoluer progressivement les manières de penser et de concevoir le projet. Il commence par une introduction aux bases de la pensée écologique, en opposant les logiques du vivant à une vision qui considère les milieux comme des objets à exploiter. Il se poursuit par un état des lieux critique des modèles de développement et des récits contemporains de la transition. Les séances suivantes explorent les transformations des représentations spatiales de la cartographie critique aux contre-cartographies engagées — comme outils politiques de lecture et d’action sur les territoires.
Les apports des humanités écologiques, des pratiques populaires, pirates et écoféminismes permettent ensuite de relier les enjeux environnementaux aux structures de domination (coloniales, politique sociales, patriarcales, extractivismes) et d’envisager des formes de pensées de projets situées, formes d’expérimentations concrètes, souvent en marge des cadres institutionnels. Enfin, il ouvre sur les notions de communs, de soin, de maintenance et de subsistance, en s’appuyant sur des projets architecturaux contemporains, afin de penser les conditions d’émergence de sociétés écologiques et les traductions possibles dans le projet.
Contrôle continu sous la forme d’une évaluation de 10 minutes en fin de cours.
Présentation orale de l’un des textes fondateurs du cours, choisi parmi une liste, ordre de passage répartis au fur et à mesure des cours.
Dossier synthétique avec références personnelles et références aux cours. Format attendu : 2 pages recto-verso maximum.
Connaissances et historiques de la récente pensée écologique, (100 ans d’âge) face aux enjeux environnementaux
Appréhension éclairée des processus de fabrication des liens sociaux et sociétaux dans une perspective éco active et responsable
Préparation des étudiant·es aux démarches d'anticipation, de réversibilité et d'adaptation en studio
TOTAL Heures étudiants en séances : 12H (+ 12h de travail personnel ) 1 ECTS
soit 12H enseignantes : 4 H Clotilde Berrou / 4 H Audrey Le Hénaff / 4h Carole Lenoble
Lien avec le laboratoire Inama (ENSA•Marseille)
Lien avec les éditions WildProject,