Rémy Marciano
Rémy Marciano
Le TD Danse et Architecture / Chorégraphier la ville
Le Studio de projet Architecture et mutation / Territoires méditerranéens
Le cours de Master « Les pensées du sud »
Les NOUVELLES RESSOURCES, sont d’abord Humaines, vous, nous, architectes devons conjuguer imaginaire et innovation, expérimentations et savoir-faire. Ces nouvelles ressources sont aussi matérielles et parfois disponibles et déjà-là, parfois à recycler ou à inventer. A l’heure de la crise climatique et sociale que nous traversons, il est urgent de repenser l’architecture à travers la spécificité des territoires, en intégrant dès la conception, les circuits courts, les ressources locales, une compréhension de la géographie, du paysage, des sols, de l’environnement urbain et humain. Mais nous devons aussi faire évoluer les modèles existants et proposer des alternatives dans les process constructifs, imaginer de nouveaux modèles économiques, d’organisation et de mutualisation des programmes, de gestion de l’espace public etc… Enfin, les nouvelles ressources doivent permettre de lutter contre la banalisation et la standardisation de l’architecture, et bien au contraire d’ouvrir avec ces recherches, de nouveaux champs d’invention, ou la matière et l’espace offriront de nouveaux usages…
Ce studio devance Architecture et Mutations 2 (Territoires méditerranéens), qui est l’occasion, au printemps, d’explorer dans des territoires du sud, les expérimentations architecturales récentes ou plus anciennes proposées, et d’inscrire ces observations dans un processus de projet, poétique et savant, dans un récit exploratoire qui nous a immergé au cœur de ces histoires.
Nous portons ainsi un regard particulier aux architectures traditionnelles, et aux techniques de construction du pays méditerranéen invité. Nous pouvons ainsi constituer à l’automne avec « Nouvelles Ressources » un bagage commun de récits, d’inventaires, de regards portés sur une culture et un territoire. Avec Nouvelles Ressources, nous souhaitons que ces nouveaux modes de penser les process constructifs puissent développer les filières locales et en imaginer de nouveaux écosystèmes, de nouveaux métiers, de nouvelles rencontres.
Notre regard sur les savoirs faire locaux nourris l’imaginaire des étudiants afin qu’ils puissent réinvestir de façon créative ces cultures constructives et ces matières dans des dispositifs innovants et écologiques. Chaque année, une « ville méditerranéenne invitée » (Marseille, Athènes, Istanbul, Alexandrie, Naples, Palerme…) nous donne l’opportunité de réfléchir plus largement à la manière de penser notre propre métropole…
Avec la transformation de la ville, comment repenser les modes de production du projet... Penser le projet comme un processus local, mais s’inscrivant dans un imaginaire et des savoir-faire méditerranées, ouvrant ainsi, imaginaire et curiosité de l’étudiant… Transformer c’est conforter la position du projet comme un outil de questionnement et de proposition capable d’énoncer une posture et une architecture qui fait sens dans son environnement proche et lointain. Pour transformer il faut explorer de nouvelles possibilités d’appréhender les enjeux, les programmes, les métiers. Transformer, c’est innover. Innover dans les usages d’abord, en concevant des bâtiments pluriels, mutables, intelligents.
Au cours de ce semestre le projet sera envisagé comme un point de rencontre entre les différents écosystèmes en interrogeant les nouvelles manières d’habiter, de travailler, et de penser le projet à travers de nouveaux modes constructifs…
Observer en méditerranée, des architectures vernaculaires, des procédés constructifs adaptés à nos climats et à nos ressources, des procédés ingénieux, passifs, qui offrent de belles leçons d’architecture, fabrique une écriture singulière, ancrée dans une identité, issue de circuits courts.
Penser dans nos territoires marseillais, comment adapter ces procédés à une architecture contemporaine, exploratoire, qui allie ingéniosité, confort, richesse architecturale.
Imaginer un programme de salle de spectacle et de formation dédié à la danse, qui regroupera une salle de représentation, des studios d’entrainement, des vestiaires, une cantine et quelques logements pour des artistes en résidence. Projet articulé autour ou avec un espace public et paysager.
L’atelier de projet est considéré comme un laboratoire où l’on associe pratique et recherche, pour développer une méthode d’enseignement du projet privilégiant une approche expérimentale, susceptible d’amener les étudiants vers une pratique critique et théorique du projet, dans un environnement social et territorial.
La première attention est avec le réel, les usages, la ville, le dessin, les traces, la politique urbaine, le monde de la construction, le chantier et les métiers qui nous entourent. Cette confrontation au réel et à l’expérimentation a pour vocation de réinventer les nouvelles pratiques du projet.
Les thématiques abordées parlent aussi du Réemploi et de la Mutabilité, qui sont deux notions permettant de valoriser et de révéler un patrimoine industriel, de réinvestir des lieux forts mais souvent désertés de la ville comme les territoires industriels, d’inventer des « tiers lieux » qui sont des espaces de partage, avec l’idée de croiser les publics, des lieux d’innovation ouverts, ou l’on partage ses connaissances (on est passé du « do-it-yourself » au « do-it-together »), avec l’idée aussi de créer des porosités avec le territoire environnant
Ecoles d’architecture des « villes invités » (Università degli studi Palermo, Universita degli studi di Napoli, Université d’Architecture d’Alexandrie, et les partenaires des villes invités à venir...)