Muriel Girard
Création : 1978
École doctorale ED 355 : Espaces, Cultures, Sociétés (ECS)
Champs disciplinaires HCA, SHS, VT, TPCAU
Doctorants 5
Direction
Muriel Girard
L’unité est née au sein de l’Unité Pédagogique d’Architecture de Marseille en 1978 comme association de recherche avant de devenir laboratoire habilité sous la tutelle du ministère de l’Équipement en 1986, puis de la Culture. Sans changer d’acronyme, elle fait évoluer ses thématiques au fil des années et du renouvellement de ses membres. Elle demeure intégrée à l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille, localisée depuis 2023 au cœur de la ville, au sein de l’IMVT aux côtés de l’École nationale supérieure du Paysage et de l’Institut d’Urbanisme et d’aménagement régional (IMVT).
Dès sa fondation, le laboratoire INAMA s’est inscrit dans une logique pluridisciplinaire, associant étroitement les démarches interrogeant l’histoire des rapports sociaux pour comprendre la formation des espaces et celles informant la connaissance des rapports sociaux par l’analyse des situations spatiales.
Selon les périodes, certains courants ont dominé, tels que l’approche typomorphologique et historique des formes urbaines durant les années 1980-90. Aujourd'hui, si l’analyse des dimensions spatiales demeure, la diversité des membres du laboratoire, de leurs positionnements disciplinaires et théoriques, ainsi que la nécessité de penser la complexité du monde actuel en profonde mutation, ont conduit à une multiplication des approches et des méthodologies employées.
L’Unité s’attache à la construction d’histoires plurielles des territoires habités, des formes urbaines et de l’architecture, en croisant les dimensions matérielles, institutionnelles, sociales et environnementales. Se côtoient en son sein l’histoire, la socio-anthropologie, la morphologie, les humanités environnementales, les arts et la philosophie. À la volonté de recourir à l’histoire dans la perspective d’éclairer le présent, répondent des approches expérientielles des territoires ; les études monographiques, les démarches comparatives, la diversité des échelles d’analyse et d’observation. Mais, toutes les formes de recherche (fondamentale, action, création, prospective…) ont en commun une analyse processuelle autour de la conception, la production et la réception des gestes bâtisseurs/transformateurs.
En résultent de multiples outils méthodologiques : le dessin/redessin, la cartographie, la recherche archivistique, l’analyse textuelle, le recueil de la parole par entretiens, tout autant que l’enquête de terrain/ethnographique (observations, entretiens, parcours commentés, photographie, etc.).
Pour naviguer entre les questions : Flèche Haut et Flèche Bas. Home pour aller à la première, End pour la dernière. Entrée ou Espace pour ouvrir ou fermer.
Cet axe entend interroger le positionnement de l’architecture, en tant que discipline, dans le domaine des sciences humaines, des techniques et des arts, élargi à celui de la connaissance. L’intérêt peut se porter sur l’espace mental et social et la culture des architectes décelables dans leur processus de conception. Seront également interrogés la capacité des architectes à transmettre par leurs édifices autant que par la pédagogie, l’exposition ou l’art oratoire ainsi que les espaces sociaux professionnels investis par les architectes (syndicats, Ordre, écoles, etc.) et leurs espaces de discours. Questionner les épistémologies nous portera sur l’histoire de l’enseignement et de la recherche architecturale, du point de vue institutionnel mais aussi en termes de contenus pédagogiques transmis et de productions scientifiques issues d’épistémès plurielles.
Membres : Ana Bela de Araujo, Jordi Ballesta, René Borruey, Fabricia Fauquet, Elise Guillerm et Amel Zerourou
Pour naviguer entre les questions : Flèche Haut et Flèche Bas. Home pour aller à la première, End pour la dernière. Entrée ou Espace pour ouvrir ou fermer.
L’architecture et le territoire ne pouvant être conçus que comme un construit social, résultat d’actions humaines, cet axe questionne les espaces construits en tant que production matérielle mais aussi les périmètres de tous les acteurs concernés : commanditaires, architectes, usagers. L’objet bâti, regardé du point de vue de sa forme, sa matérialité, sa spatialité, et inscrit dans le temps long, est considéré pour ses capacités de transformation, en particulier l’habitat dans un contexte local caractérisé par l’ampleur du mal-logement, mais ouvert à d’autres typologies (l’habitat intermédiaire, l’habitat de montagne, …) et à d’autres programmes. Le contexte socio-économico-culturel de tout projet est aussi privilégié accordant une primauté aux actes antérieurs moins visibles comme l’espace de la décision politique ou les résistances sociales.
Membres : Ana Bela de Araujo, Sylvia Amar, René Borruey, Elsa Besson, Fabricia Fauquet, Anne-Claire Galle, Elise Guillerm, Harold Klinger, Gilles Sensini, Jérôme Guéneau (UR Project[s]) et Ana Rubio
Pour naviguer entre les questions : Flèche Haut et Flèche Bas. Home pour aller à la première, End pour la dernière. Entrée ou Espace pour ouvrir ou fermer.
Cet axe s’attache au palimpseste spatial et temporel des territoires de l’Anthropocène sous l’angle des nouvelles écritures des sciences humaines et sociales et des humanités environnementales en lien avec l’architecture. L’intérêt portera sur différentes façons de composer avec les territoires altérés dont on hérite dans une perspective pluridisciplinaire et attentive à la diversité des types de recherche (fondamentale, appliquée, prospective, créative) ainsi qu’à des modalités d’écriture plurielles. Les « manières d’hériter », derrières lesquelles nous entendons les processus, les acteurs/actrices, les enjeux, les controverses, etc., sont étudiées à partir de différentes situations de territoires soumis à des fragilisations, des vulnérabilités résidentielles, des aléas climatiques, des risques environnementaux, où s’expérimentent des façons alternatives d’habiter. Cette manière d’analyser, de rendre visible, de conscientiser ce qui fabrique les situations construites et habitées quotidiennes dont nous héritons, se veut l’opportunité de déplacer nos regards, nos cadres de penser et donc de faire projet.
Membres : Matthieu Duperrex, Muriel Girard, Laurent Hodebert, Audrey Le Henaff et Amel Zerourou