Consulter n’est pas écouter. De la colonialité de la gestion du patrimoine aux USA
Séminaire Manières d’hériter #13 du laboratoire INAMA
Avec Bérénice Gaussuin
Séminaire
Mardi 2 juin 2026 à 14h30
Ce séminaire de recherche s’attache au palimpseste spatial et temporel des territoires de l’Anthropocène sous l’angle des nouvelles écritures de l’écologie politique, de l’économie politique, de l’écopoétique, de l’anthropologie de l’espace, de la sociologie et de l’anthropologie du patrimoine et des attachements. Chaque séance est l’occasion d’interroger différentes façons de composer avec le monde abîmé dont on hérite dans une perspective décoloniale, pluridisciplinaire et attentive à la diversité des types de recherche (fondamentale, appliquée, prospective, créative, etc.) ainsi qu’à des modalités d’écriture plurielles. De format apériodique, le séminaire construit sa programmation au fil de l’eau, au bénéfice de l’actualité éditoriale et au regard des synergies académiques, prenant aussi appui sur les problèmes ouverts par une séance pour organiser la suivante.
Le nouveau régime climatique confronte le champ de l’architecture et de la construction aux limites planétaires et aux héritages encombrants de la modernité, et encourage les architectes à développer de nouvelles manières d’hériter, de concevoir, de faire histoire, ou encore de transmettre. Le sociologue des techniques et philosophe Bruno Latour (1947-2022) propose des thèses – comme celles de l’Anthropocène et de Gaia –, des concepts et outils – comme les hybrides, l’enquête et la controverse –, qui les orientent dans le paysage de la crise écologique. Les architectes sont accoutumés aux emprunts, rapprochements, affiliations à des concepts étrangers à leur discipline, souvent issus de la philosophie et des sciences sociales. Comment se saisissent-ils·elles de ceux portés par Bruno Latour ? Au-delà d’une simple volonté de suivre l’air du temps, cette dynamique témoigne-t-elle de transformations des manières d’être et de faire en architecture, depuis l’histoire et la théorie de la discipline jusqu’à l’édification des bâtiments ? Ces questions ont guidé l’enquête menée par Léa Mosconi et Margaux Darrieus, partant de leurs propres expériences de conceptrices, journalistes, chercheuses et enseignantes, auprès de nombreuses actrices et acteurs. Les controverses Bruno Latour. Enquête dans les mondes de l’architecture restitue les résultats de cette traversée polymorphe au long cours.
Margaux Darrieus est architecte DE et docteure en architecture. Elle est maitresse de conférences à l’ENSA Paris-Malaquais, où elle dirige le laboratoire Architecture, Culture, Société (ACS), et est en charge du commissariat de la galerie Callot, lieu d’exposition où se rencontrent savoirs académiques, recherche scientifique et création. Margaux Darrieus est aussi journaliste. Dans ces multiples lieux, elle déploie son activité de critique pour décrypter les espaces à l’aune des discours, et interroger les manières de faire architecture et d’être des architectes, en prise avec les enjeux socio-environnementaux contemporains.
Léa Mosconi est architecte HMONP et docteure en architecture. Elle est cofondatrice avec Henri Bony de l’Atelier Bony Mosconi et maitresse de conférences à l’ENSA Paris-Belleville. Elle est chercheuse à l’Institut parisien de recherche architecture urbanistique société (IPRAUS) et présidente de la Maison de l’architecture Île-de-France. Dans ses recherches, Léa Mosconi explore ce que fait la prise en compte du vivant dans l’architecture.
Séminaire Manières d’hériter #13 du laboratoire INAMA
Avec Bérénice Gaussuin
Séminaire
Mardi 2 juin 2026 à 14h30
Séminaire Manières d’hériter #12 du laboratoire INAMA
Avec Gabrielle Hecht
Séminaire
Lundi 13 avril 2026 à 17h00