Gouvernance résiduelle. Comment l’Afrique du Sud présage l’avenir de la planète
Séminaire Manières d’hériter #12 du laboratoire INAMA
Avec Gabrielle Hecht
Séminaire
Lundi 13 avril 2026 à 17h00
Ce séminaire de recherche s’attache au palimpseste spatial et temporel des territoires de l’Anthropocène sous l’angle des nouvelles écritures de l’écologie politique, de l’économie politique, de l’écopoétique, de l’anthropologie de l’espace, de la sociologie et de l’anthropologie du patrimoine et des attachements. Chaque séance est l’occasion d’interroger différentes façons de composer avec le monde abîmé dont on hérite dans une perspective décoloniale, pluridisciplinaire et attentive à la diversité des types de recherche (fondamentale, appliquée, prospective, créative, etc.) ainsi qu’à des modalités d’écriture plurielles. De format apériodique, le séminaire construit sa programmation au fil de l’eau, au bénéfice de l’actualité éditoriale et au regard des synergies académiques, prenant aussi appui sur les problèmes ouverts par une séance pour organiser la suivante.
Promulguée le 5 octobre 1966 par le Congrès des États-Unis d’Amérique, la loi du National Historic Preservation Act (NHPA) protège les biens historiques. La Section 106 de cette loi régit le processus de consultation des personnes concernées par un projet qui pourrait affecter un bien auquel elles sont attachées. Mais pendant 30 ans, les nations autochtones vivant sur le territoire étatsunien sont ignorées par cette réglementation. Les liens spécifiques et millénaires de ces nations aux territoires ne sont pas pris en compte, ni dans la protection de certains sites ni dans les procédures de consultation. La recherche menée grâce à la bourse du Richard Morris Hunt Prize a permis d’examiner la dimension coloniale de la gestion des héritages autochtones aux USA à travers le mécanisme de la Section 106 et les évolutions des directives données par le National Register Bulletin, qui, malgré des tentatives d’ouverture à davantage de pluralisme ontologique se heurtent toujours à un cadre légal, qui lui n’évolue pas dans le sens de plus de souveraineté des nations autochtones.
Bérénice Gaussuin est architecte du patrimoine, historienne de l’architecture et docteure en architecture. Maîtresse de Conférences à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais elle est chercheuse permanente au LIAT et associée à l’UMR Ressources. Après de longues années consacrées à la figure d’Eugène Viollet-le-Duc, ses recherches interrogent désormais les pratiques patrimoniales et leurs objets, à travers les enjeux environnementaux et décoloniaux pour tenter de renouveler tant les approches concrètes des espaces hérités que les récits qui en sont faits. Elle a également publié Les manières de Viollet-le-Duc. La forge d’une théorie de la restauration par la pratique (CNRS Éditions, 2024) et dirigé la publication avec Mohammed Hadjiat et Florence Lafourcade de l’ouvrage Les élèves de Viollet-le-Duc (Presses universitaires du Septentrion, 2024).
Séminaire Manières d’hériter #12 du laboratoire INAMA
Avec Gabrielle Hecht
Séminaire
Lundi 13 avril 2026 à 17h00
Séminaire Manières d’hériter #11 du laboratoire INAMA
Avec Sonia Levy
Séminaire
Mercredi 1 avril 2026 à 17h00